Maroc

Assurance maladie obligatoire. Quel bilan pour l’AMO ?

Un audit comptable et financier de l’assurance maladie obligatoire du secteur public sera prochainement lancé. Les cheminots et les étudiants seront intégrés dans le champ d’audit.

Les programmes d’élargissement de la couverture médicale de base, sur lesquels le gouvernement s’est engagé, nécessitent au préalable un bilan de l’assurance maladie obligatoire (AMO). C’est ce qui ressort de l’audit projeté par la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (CNOPS) durant ce dernier trimestre de l’année, avec en ligne de mire l’instauration d’un cadre rigoureux d’évaluation appliquant scrupuleusement les normes comptables des sociétés mutualistes pour la période 2020-2022. Il s’agit aussi d’intégrer les étudiants dans le champ d’audit, même si l’AMO des étudiants est «gérée de manière autonome, qu’il s’agisse du conseil d’administration ou des opérations financières et comptables», indique la feuille de route de la CNOPS. À noter que le nombre d’étudiants jouissant de l’assurance maladie obligatoire dépasse les 232.000, pour un montant des cotisations avoisinant les 62 MDH.

Pour le secteur public, l’audit devra se focaliser sur l’appréciation du dispositif de contrôle interne, ainsi que sur les états d’exécution budgétaire. Pour rappel, les données de la CNOPS montrent que plus de 1,3 million de fonctionnaires du secteur public sont couverts par l’AMO, pour un total des cotisations dépassant les 5,4 MMDH, selon les statistiques arrêtées à fin décembre 2019. L’État cherche, à travers ce diagnostic, à collecter des informations précises sur les montants figurant sur les états de synthèse, et à vérifier le «caractère réaliste des estimations comptables faites par la direction de la CNOPS», indique le cadrage de l’audit projeté. Concernant le dispositif de contrôle interne, le rendement des systèmes d’information et le dispositif de pilotage des événements à risque seront passés à la loupe.

Pour rappel, plusieurs projets sont programmés pour 2021 afin de permettre à la couverture médicale de base d’atteindre les objectifs tracés pour les cinq prochaines années. L’engagement gouvernemental d’atteindre un taux de couverture de 90% d’ici 2025 demeure réalisable, au vu des chantiers programmés par les différents intervenants dans la pérennisation du régime. Pour l’année en cours, outre l’amorce en janvier dernier du processus de renouvellement des conventions, le gouvernement devra se focaliser sur les mesures devant améliorer l’offre de soins.

Younes Bennajah / Les Inspirations Éco

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