Maroc

Assises régionales : l’excellence universitaire mobilisée pour l’emploi

Des Assises régionales sur l’inclusion socio-économique, la compétence et l’excellence universitaire ont eu lieu, mardi 10 mai, à Casablanca sous la présidence du ministre de tutelle, Abdellatif Miraoui. Cet évènement, qui s’inscrit dans le cadre d’une démarche de co-construction du Pacte ESRI 2030, vient couronner les travaux des rencontres consultatives organisées depuis janvier dernier par six universités de la Région Casablanca-Settat. 

Les acteurs de l’écosystème universitaire se sont réunis, mardi, dans le cadre des travaux des Assises de la Région Casablanca-Settat. Ont pris part à cette rencontre de haut niveau, Abdellatif Miraoui, ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Saïd Ahmidouch, wali de la Région Casablanca-Settat, Abdellatif Mazouz, président du conseil de la Région, Nabila Rmili, maire de Casablanca, et les présidents des Université Hassan II Casablanca, Université Hassan 1er Settat, Université Chouaib Doukkali d’El Jadida, Université Mohammed VI des Sciences de la santé, Université internationale de Casablanca et Université Mundiapolis de Casablanca.


Il s’agissait pour ces travaux qui ont eu lieu à l’École nationale de commerce et de gestion (ENCG) de Casablanca de la 7e étape des Assises régionales qui s’inscrivent dans le cadre d’une démarche de co-construction du Pacte ESRI 2030, qui vise à doter le Royaume d’une université rénovée, durable et adaptée aux besoins des étudiants et des territoires, afin de consacrer l’inclusion socio-économique, la compétence et l’excellence universitaire.  Au menu, quatre tables rondes pour favoriser les échanges entre les différents acteurs concernés autour des thématiques de l’inclusion territoriale et le développement intégré, l’inclusion économique et la compétitivité, l’inclusion sociale et durable et l’excellence académique et scientifique.

«Pour la première fois dans l’histoire de l’Université marocaine, il y a eu des rencontres régionales pour mettre la Région au cœur du dispositif universitaire afin de pouvoir répondre aux préoccupations de la régionalisation avancée comme l’a souhaitée Sa Majesté le Roi Mohammed VI», s’est félicité Abdellatif Miraoui avant de remarquer que cette démarche de co-construction vient après la publication des travaux de la Commission spéciale pour le Nouveau modèle de développement dans lequel le capital humain est un axe primordial.

«Nous voulons aboutir à des conclusions sur ce nouveau modèle universitaire à la lumière des changements actuels sur les plans socio-économique, environnemental, technologique», a ajouté le ministre lors d’un point de presse en marge des travaux qui se sont tenus dans la Région Casablanca-Settat au vu de son important écosystème universitaire doté de trois universités publiques, trois universités privées et plusieurs établissements d’enseignement supérieur.S’inscrivant dans le même registre, le président du Conseil de la région Casablanca-Settat s’est félicité du développement

de l’écosystème universitaire de la région avant d’insister sur la nécessité de consolider la coopération entre l’Université et son environnement régional. De son côté, la mairesse Rmili a mis en avant la place capitale de la région, considérée comme une locomotive de l’économie nationale et un pôle industriel, de commerce et des services.

Rmili souligne par ailleurs que la mobilisation de l’important potentiel humain de la région au service du développement socio-économique de Casablanca-Settat requiert une approche participative dans laquelle l’université doit jouer le rôle de trait d’union entre les acteurs institutionnels, les partenaires économiques et les associations.

Cet évènement vient couronner les travaux des rencontres consultatives organisées par les six universités depuis janvier 2022, impliquant l’ensemble de l’écosystème de la Région Casablanca-Settat, notamment les acteurs régionaux, économiques, sociaux, institutionnels et universitaires pour débattre et présenter leurs recommandations et perceptions sur le nouveau modèle de l’université marocaine. Ces rencontres consultatives ont été réparties en 4 axes et avec plusieurs acteurs à savoir les 6 universités et les 7 Commissions permanentes du Conseil régional Casablanca-Settat.

Lesquelles ont dédié plusieurs rencontres constructives à l’écoute mutuelle entre l’Université et  les acteurs économiques de la Région, qui ont pris part aux rencontres consultatives pour promouvoir l’implication du tissu économique dans le monde académique. Des échanges-débats constructifs ont également eu lieu notamment avec la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), y compris les fédérations professionnelles, le Centre régional d’investissement (CRI), le Haut-commissariat au plan (HCP), l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC) et les Chambres de commerce marocaine et française.

Les acteurs de la société civile ont aussi participé au débat sur le rôle citoyen que joue l’Université dans son territoire, sans oublier les professeurs chercheurs, le corps administratif et les étudiants qui ont enrichi l’ensemble des recommandations pour promouvoir l’environnement universitaire. Parmi les recommandations de ces rencontres, figurent notamment l’adaptation de l’offre de formation aux besoins de la société et des différents métiers ainsi que l’accompagnement de l’entrepreneuriat, la promotion de la recherche et de l’innovation et la valorisation des structures de la région.

Les assises ont été sanctionnées par une série de signatures d’accords de partenariat entre les universités et les différents acteurs de la région. Ces accords, qui ambitionnent le renforcement du rôle de l’Université en tant que locomotive du développement régional, portent sur plusieurs domaines d’intérêt commun, notamment, la formation, la recherche scientifique, l’innovation et le transfert technologique.

Abdellatif Miraoui
Ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation

«Nous voulons aboutir à des conclusions sur ce nouveau modèle universitaire à la lumière des changements actuels sur les plans socio-économique, environnemental et technologique».

Khadim Mbaye / Les Inspirations ÉCO


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