Maroc

Al Hoceïma : Laftit, Aujjar et les parlementaires se rejettent mutuellement la responsabilité

Répondant à un appel de plusieurs groupes parlementaires, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit a présenté au Parlement aujourd’hui mardi 6 juin un exposé sur la situation dans la ville d’Al Hoceïma. Cette séance entre dans le cadre des séances hebdomadaires consacrées aux questions orales.


Cette séance a relevé le voile sur les tenants et les aboutissants de la crise du Rif, dite «Hirak Rif». L’ensemble des groupes parlementaires ont relevé que la crise demeure économique et sociale dans la ville d’Al Hoceïma.

Driss Azami, le président du groupe parlementaire du PJD a affirmé dans ce sens «lier les revendications à des fondements séparatistes est une fausse thèse». Pour Azami, personne n’est mieux placé que l’autre pour défendre les fondements de la nation, il faut juste savoir débattre et illuminer les zones d’ombre.

Dans cette même intervention, Driss Azami a souligné «l’absence des chaînes de télévision publiques de ce débat qui secoue la société». De son côté, Noureddine Mediane, le président du groupe parlementaire du Parti Istiqlal (PI) a relevé que des dérives politiques sont derrière «l’explosion» de la situation dans la ville d’Al Hoceïma. «Nous sommes tous responsables des événements d’Al Hoceïma. Nous avons minimisé voire anéanti le travail des partis politiques», souligne Mediane qui ajoute que le gouvernement doit assumer un mois de blocage et de non dialogue.

Dans une réponse aux interventions des groupes parlementaires, Laftit est allé dans ce même ordre d’idées en affirmant «qu’une seule main ne peut pas applaudir», le ministre de l’Intérieur a demandé aux partis politiques de jouer pleinement leur rôle d’encadrant de tout mouvement social.

Par ailleurs, Mohamed Aujjar, le ministre de la Justice a répondu également aux questions des groupes parlementaires.

L’ensemble des interventions ont insisté sur la nécessité de libérer les détenus des événements avant d’entamer un dialogue social. Exprimer son refus d’une situation sociale et revendiquer ses droits de citoyen est un droit légitime. Pour les parlementaires, «l’approche sécuritaire est erronée».

Selon le ministre Aujjar : «Nous veillons sur le bon déroulement de la procédure judiciaire. L’État ne va pas tolérer une injustice. Il ne faut pas se leurrer, les poursuites se font contre des individus qui ont commis des actes de vandalisme ou d’autres actes malveillants. Il faut rappeler que 45 véhicules ont été brûlés et que 225 policiers ont été blessés».

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