Maroc

Adil Douiri : «Benkirane a tort de tenir à l’Istiqlal»

Selon Douiri, le secrétariat général du parti et le comité exécutif, dont il fait lui-même partie, doivent reconnaître leur échec et présenter leurs démissions, afin que la direction du parti ainsi qur son leadership soient renouvelés.

Cela signifie, selon Douiri, que le chef de gouvernement ne doit pas s’accrocher au Parti de l’Istiqlal, au risque de faire échouer la mise en place du gouvernement. Le leader istiqlalien est pour un renouvellement du staff dirigeant du parti afin de lancer des signaux forts de changement.

Dans une interview qu’il a accordée au média «www.ihata.ma», ces derniers jours, l’istiqlalien Adil Douiri a signé une sortie médiatique sans concessions. Douiri est en effet revenu sur les facteurs déclencheurs de la crise qui a secoué son parti durant les deux dernières semaines. Il a également souligné que le parti est entré en conflit avec le ministère des Affaires étrangères via plusieurs communiqués, sachant qu’il est fier des actions menées par le souverain en direction de l’Afrique.


Pour lui, le parti de l’Istiqlal a toujours été proche de la monarchie et ne peut en aucun cas entrer en confrontation avec l’État. La priorité, enchaîne-t-il, n’aurait jamais dû être de s’accrocher à la participation au gouvernement, sachant que le credo du parti de la balance a toujours été «le Maroc avant tout». Même sans l’Istiqlal, Douiri prône un gouvernement homogène avec des pôles agissant en harmonie avec l’ensemble. Il prend pour exemple un ministre chargé du pôle économique au sein de l’Exécutif pour coordonner les différentes administrations et intervenants afin d’accélérer la mise en œuvre des projets structurants du pays et, partant, de rehausser le niveau de croissance du pays.

Autre signe de crise, la sortie des sages du parti qui ont signé une charte expliquant que le secrétariat général et le staff dirigeant du parti ne sont pas au niveau. Tous ces facteurs réunis poussent Douiri à reconsidérer les structures du parti ainsi que son modus operandi. Selon lui, les résultats électoraux de 2015 et 2016 ne reflètent nullement les ambitions de l’Istiqlal d’arriver premier. «Il faut se poser la question de savoir pourquoi l’Istiqlal a laissé la voie libre au PJD», a-t-il tonné. Douiri en déduit que le secrétariat général du parti et le comité exécutif, dont il fait lui-même partie, doivent reconnaître leur échec de n’avoir pas pu réaliser les ambitions de l’Istiqlal. Il se base encore une fois sur les résultats électoraux de 2012, date d’arrivée du staff dirigeant, et de 2016, qui sont loin d’être satisfaisants. Pour lui, le prochain congrès du parti devra être l’occasion de renouveler la direction du parti ainsi que son leadership. Ce sera aussi l’occasion de revoir la politique de communication ainsi que les structures du parti.

Ce dernier doit se focaliser sur ses idées ainsi que ses programmes, loin des polémiques et des conflits. Pour Douiri, le PJD doit être pragmatique et ne pas s’accrocher à la participation du parti de l’Istiqlal, au risque de provoquer une crise politique et l’échec de la composition du gouvernement. Et d’ajouter que ce qui distingue le Maroc des autres pays de la région, c’est la monarchie, qui joue un rôle unificateur du pays. Autrement dit, le plus important n’est pas les partis politiques, mais le citoyen marocain et la stabilité du royaume. 

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