Maroc

Abdelhak Khiam se confie à la presse espagnole

Dans une interview accordée au journal El Español, le directeur du Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ) a livré ses impressions sur la lutte anti-terroriste et la coopération entre le Maroc et l’Espagne dans ce domaine. D’emblée, El Khiam a souligné que cette collaboration est inconditionnelle, et ce «malgré le fait que nous ayons des divergences de point de vue avec nos voisins espagnols sur la souveraineté d’un territoire (en référence au Sahara). Dans cet entretien fleuve, le directeur du BCIJ a envoyé un message rassurant aux autorités espagnoles. C’est ainsi que le responsable marocain a souligné que malgré l’appui fourni en Espagne aux séparatistes, qui compte dans ses rangs des terroristes, la coopération en matière de lutte anti-terroriste entre les deux voisins n’a jamais été affectée par ces différends car cette «lutte n’est pas un terrain de querelle ou de règlement de compte».

Khiam a déclaré que, grâce aux à la collaboration avec le Maroc, le risque d’un attentat en Espagne est réduit en comparaison avec d’autres pays car «les Espagnols ont compris l’importance de l’approche anticipative» que prône le Maroc. Une chose que n’ont compris que tard les autorités belges, a déploré Khiam, lequel a toutefois souligné qu’à présent, la coopération entre la Belgique et le royaume s’est renforcée après les attentats qui y ont été perpétrés.

Interpellé au sujet de la situation à Sebta et Melilia, villes considérées comme terreaux du jihadisme en Espagne, Khiam a estimé que c’est aux autorités espagnoles de répondre à cette question. Néanmoins, Khiam a mis en garde l’Espagne contre le retour des jihadistes, et a suggéré de les tenir sous contrôle. Le journaliste espagnol n’a pas hésité à poser une nouvelle fois la question qui taraude encore certains milieux sécuritaires en Espagne, concernant les informations dont disposaient les autorités marocaines sur les préparatifs de l’attentat du 11 mars à Madrid en 2014. Catégorique, le patron du BCIJ a considéré qu’il est «impensable que nous ayons la preuve de la présence de personnes potentiellement dangereuses en Espagne et que nous ne sollicitions pas son extradition», en référence au cerveau marocain des attentats d’Atocha. Enfin, Khiam a offert aux autorités espagnoles l’aide du Maroc en matière d’encadrement de la chose religieuse, pour éviter dérapages et laxisme dans les lieux de culte musulmans.


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