Politique

Agadir. Akhannouch veut faire de la capitale du Souss une métropole

Le RNI a ouvert le bal, de la présentation des programmes communaux, à Agadir, après avoir officiellement déposé sa liste électorale constituée de 61 membres dont 21 femmes auprès des autorités locales. Aziz Akhannouch, Président du parti porte l’ambition de faire d’Agadir une métropole urbaine puisque les  problèmes de la ville sont intimement liés aux cités l’avoisinant.

Avec un budget communal ne dépassant pas 600 MDH/an et un gouffre financier entraîné par les différentes lignes de crédit contractées par l’ancienne équipe communale pour le financement du Plan de Développement Urbain d’Agadir (2020-2024), les programmes électoraux, des différents partis politiques, particulièrement le volet financier seront au cœur des préoccupations des citoyens pour les prochaines élections communales, de la capitale du Souss. Comme l’annonce de son contrat politique pour la période 2021-2026, le parti de la colombe, a ouvert le bal, de la présentation des programmes communaux par la ville d’Agadir après y avoir déposé sa liste électorale, constituée de 61 membres dont 21 femmes, lundi 17 août, auprès des autorités locales.


Pour rappel, Aziz Akhannouch, président du RNI et candidat à la primature, avait officiellement annoncé sa candidature aux élections communales à Agadir. «Mon engagement lié à la candidature aux élections communales à Agadir n’est pas une simple candidature formelle, mais, il est basé sur des convictions politiques afin de contribuer à la gestion de cette ville durant les six prochaines années» affirme Aziz Akhannouch, lors de la présentation de sa future équipe dirigeante. Entourés de membres de sa liste, le président du RNI, porte l’ambition de mettre Agadir, sur les rails d’une métropole urbaine d’autant plus que la taille de la population du Grand Agadir est révélatrice d’un potentiel économique à long terme.

Agadir sur les rails d’une  métropole
«Agadir doit devenir une métropole car ses problèmes sont intimement liés aux villes l’avoisinant. L’humain sera au cœur des préoccupations de notre programme électoral et l’équipe intégrée de notre liste est suffisamment qualifiée pour mener à bien les orientations de ce programme électoral» explique Aziz Akhannouch, tête de liste pour les prochaines élections communales à Agadir. En se référant à la liste électorale du RNI pour ses élections communales à Agadir, la moyenne d’âge est de 40 ans alors que 71% des membres constituant la liste disposent de diplômes universitaires. Pour planter le décor, la vision présentée par le RNI a rappelé le constat au sein du chef-lieu du Souss qui a récemment bénéficié d’un programme de développement urbain et de la première déclinaison régionale du PAI. «La ville d’Agadir accuse un retard par rapport aux autres villes du Royaume après plus d’une décennie de décélération économique» note le programme du RNI. Selon les chiffres présentés, qui datent de la situation d’avant Covid-19, Agadir connait un retard latent en comparaison avec les autres villes du Royaume.

Le volet social : argument  de vente du RNI
A titre d’exemple, le taux de chômage à Agadir Ida Outanane a grimpé de 5 points entre 2012 et 2019 contre 2,9 points à Casablanca et moins de 6,2 points à Tanger-Assila et 4,2 à Marrakech. En termes de déficit en matière d’indicateurs sociaux, le taux de pauvreté est de 2,4% à Agadir Ida Outanane contre 1% à Marrakech et 0,9% à Tanger-Assila et 1,2% à Casablanca alors qu’en termes de santé, 8 lits sont mobilisés pour chaque 10.000 personnes à Agadir Ida Outanane contre 15 à Marrakech. De ce fait, la préfecture Agadir Ida Outanane est classée 26e à l’échelon national. Le constat du RNI démontre aussi que la population dispose à peine de 2,1 m² d’espaces verts pour chaque personne alors que Rabat dispose de 20m², Marrakech (8m²) et Fès (4m²) pour chaque citoyen. A cela s’ajoute une moyenne de 0,2 centre social et sportif pour chaque 100.000 habitants tandis que la moyenne est de 3 centres à Oujda, 2,2 à Rabat et 0,8 à Tanger et 0,7 à Marrakech.

Programme : 5 engagements et 25 mesures
A l’instar du programme national du RNI, au total, cinq engagements ont été pris pour la mise en œuvre de ce programme. Ce dernier compte, en tout, 25 mesures et 50 déclinaisons sous forme d’interventions opérationnelles durant la prochaine décennie. Dans le détail, les engagements pris par le RNI à l’occasion des élections communales portent sur la création de 100.000 postes d’emploi en faveur des jeunes de la ville en plus du doublement de l’offre sanitaire en hissant Agadir, deuxième sur le classement des lits créés à travers 35 lits pour 10.000 habitants dans les hôpitaux publics.

En chiffres, il s’agit de la création de 12 nouveaux centres de santé. Parmi les engagements et leurs mesures figure aussi la mise à niveau des infrastructures à travers le renforcement de l’éclairage public et l’offre scolaire et la création de centres féminins et enfants sans abris en situation de précarité. A cela s’ajoute la création de 40 terrains de proximité, 08 piscines et 15 espaces ludiques pour les enfants. Parmi les cinq engagements et leurs déclinaisons figure aussi l’ambition de faire d’Agadir une ville Smart. Il s’agit aussi de renforcer le transport urbain via 47 km de Bus à Haut Niveau de Services et la création de 240 ha d’espace verts. A cela s’ajoute l’animation de la ville à travers plus de 20 évènements dont 5 grands festivals et faire d’Agadir une cité vivante grâce à son identité Amazigh sans oublier la coordination des membres de la liste avec les sections de différents quartiers. Dans ce sens, 5 à 15 % du budget communal sera dédié selon le RNI sous forme de montant alloué aux projets participatifs.

Rejoignez LesEco.ma et recevez nos newsletters


Articles similaires

Bouton retour en haut de la page