Monde

Automobile : l’UE carbure aux excédents

Avec un excédent commercial de 89,3 milliards d’euros en 2024, le secteur automobile européen confirme son dynamisme. Malgré une baisse des volumes échangés, la hausse des prix des véhicules a dopé la valeur des exportations. Les États-Unis, le Royaume-Uni et la Chine restent les principaux marchés, tandis que la Turquie connaît une montée en puissance.

En pleine mutation, le commerce automobile se porte comme un charme en Europe. Selon les dernières données publiées par Eurostat, l’UE a exporté 5,4 millions de voitures en 2024, pour une valeur totale de 165,2 milliards d’euros.

En parallèle, elle a importé 4 millions de véhicules, pesant 75,9 milliards d’euros. Si la balance commerciale reste largement positive, une tendance se dessine : le nombre de véhicules échangés est en baisse par rapport à 2019 (-13,2% pour les exportations et -3% pour les importations). Un paradoxe qui s’explique par la flambée des prix des voitures ces cinq dernières années.

Les États-Unis, premier client de l’UE
Sans surprise, les États-Unis restent la principale destination des exportations automobiles européennes, avec 38,9 milliards d’euros en 2024, suivis du Royaume-Uni (34,3 milliards) et de la Chine (14,5 milliards). Mais c’est du côté de la Turquie que l’évolution est la plus spectaculaire : en cinq ans, les exportations européennes vers ce pays ont bondi de 364,1%. À l’inverse, la Chine a réduit ses importations de véhicules européens de 22,3%, conséquence probable du développement de sa propre industrie automobile.

L’ascension fulgurante de la Chine sur le marché européen
Si la Chine achète moins de voitures à l’Europe, elle en vend beaucoup plus. En 2024, elle s’impose comme le premier fournisseur automobile de l’UE (12,7 milliards d’euros), devançant le Japon (12,3 milliards) et le Royaume-Uni (11 milliards). Une ascension spectaculaire : sur cinq ans, les exportations chinoises vers l’UE ont explosé de 1.591,3%, confirmant la montée en puissance des constructeurs chinois sur le marché mondial.

Face à ces dynamiques, l’industrie automobile européenne doit jongler entre opportunités et défis. Si la hausse des prix soutient la valeur des exportations, la compétition internationale s’intensifie, notamment avec l’arrivée en force des véhicules chinois sur le marché européen. Un nouvel équilibre est en train de se dessiner.

Sami Nemli avec agences / Les Inspirations ÉCO



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