Culture

Noutayel Belkadhi en apesanteur

La galerie Venise Cadre de Casablanca propose le travail imprégné de reliefs de l’artiste Noutayel Belkadhi baptisé «A-Pesanteur». Une exposition du 20 septembre au 30 octobre.


Tel un vent frais venu d’ailleurs, l’exposition «A-Pesanteur» de la galerie Venise Cadre promet de transporter dans l’univers d’un artiste authentique. Né à Carthage en 1971, Noutayel Belkadhi a baigné, depuis son enfance, dans un environnement familial propice à la création. Il s’intéresse alors très jeune à la sculpture et crée sa première œuvre à l’âge de 13 ans. Passionné de mécanique, il suit une formation d’ingénieur roboticien avant de travailler dans l’industrie automobile et électronique. Il va toutefois rapidement mettre fin à sa carrière, pris d’un besoin irrépressible de s’échapper d’un environnement qu’il considère anxiogène. Loin du stress du monde urbain, il va s’isoler dans son atelier de Carthage, où, inspiré par le mouvement Steampunk et l’art cinétique d’Alexander Calder ou Jean Tinguely, il combine ses deux passions. Sa première inspiration sera les insectes, créatures extrêmement complexes qu’il considère comme parfaites, voire divines, et pour lesquels il devient dans son atelier le Créateur.

Cet hyper anxieux, pour qui les humains sont si brutaux et inattendus va ainsi pouvoir créer des sculptures au mécanisme constant et régulier qui seront à la fois son exutoire et le reflet de ce qu’il le rassure, car prévisibles et contrôlables. C’est dans son espace, transformé en atelier d’orfèvrerie, qu’il module ses figures avec des pièces mécaniques choisies minutieusement pour leur qualité et leur esthétisme. Aussi, le métal chez Noutayel prend une dimension particulière ; toute la poésie du travail de l’artiste réside dans le paradoxe de cette matière très lourde et brutale qu’il se plait à comparer à une danseuse dont les mouvements deviennent, à force de travail, aériens et contrôlés. Il choisit de donner un mouvement très lent aux objets qu’il mécanise afin de faire entrer le spectateur dans une sorte de méditation contemplative dont il est le chef d’orchestre. 

Rejoignez LesEco.ma et recevez nos newsletters


Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page