Éco-Business

Salah Ouardi : « Nous sommes dans la décennie de l’action »

Salah Ouardi. Directeur général HP Maroc et Afrique du Nord

L’assemblée de l’ONU pour l’environnement a conclu un accord afin de réduire la consommation de sachets, gobelets et couverts en plastique, qui constituent une bonne partie des huit millions de tonnes de plastique qui se retrouvent chaque année dans les océans. Comment HP s’inscrit-elle dans cette démarche?


Quelles sont les meilleures habitudes numériques afin de réduire l’immense impact environnemental de nos outils numériques?
«L’empreinte carbone numérique» est un concept émergent qui gagne du terrain parmi les consommateurs soucieux de l’environnement. Chaque chanson diffusée et chaque e-mail envoyé s’ajoute à une demande toujours croissante de traitement des données et, en fin de compte, d’électricité. Pour beaucoup, il devient impossible d’ignorer l’immense impact environnemental de nos outils numériques. En fait, The Shift Project, think tank et organisation à but non lucratif, a constaté que la part des émissions mondiales de CO2 causées par les outils numériques a augmenté de 50% depuis 2013 et représente désormais plus d’émissions que l’ensemble du secteur aérien. Comme les gens voyagent moins et restent plus à la maison, nous devons privilégier de meilleures habitudes numériques. Cela signifie plus que simplement éteindre nos PC lorsque la journée est terminée (bien que ce soit certainement une partie). Tout commence par l’achat de systèmes éco-énergétiques conformes aux normes les plus exigeantes. Ensuite, il s’agit d’éliminer régulièrement les données obsolètes ou inutilisées qui peuvent devenir toxiques dans notre appareil, consommant de l’énergie mais non utilisées. Télécharger du contenu au lieu de regarder en streaming, ajuster les paramètres d’alimentation des PC et tablettes sont autant de moyens pratiques de mettre nos habitudes numériques au service de nos habitats naturels.

La Covid-19 a mis en exergue plusieurs défaillances socio-économiques…
La Covid-19 marque le début de ce que beaucoup appellent la «décennie de l’action», c’est-à-dire le passage rapide à un monde numérique. Les progrès rapides en matière d’Internet, de téléphonie mobile, d’intelligence artificielle (IA), de gestion des données et de la 5G – lorsqu’ils sont utilisés de manière stratégique dans les économies émergentes – ont la capacité de sortir les populations de la pauvreté et de rapprocher les pays vers leurs objectifs en matière de développement durable. Selon la Banque mondiale, l’augmentation du taux de pénétration d’Internet à 75% dans un pays en développement permet d’augmenter le PIB de ce pays de 2.000 milliards de dollars. L’UNESCO cite également le manque d’accès à l’éducation comme l’un des plus grands obstacles à la mobilité sociale, ce qui laisse aux entreprises de haute technologie la possibilité de combler le retard en matière d’éducation grâce à des solutions informatiques et matérielles. Cela est plus facile à dire qu’à faire. Les entreprises de haute technologie, les entreprises non-technologiques, les particuliers et les gouvernements devront collaborer étroitement. Les entreprises de haute technologie devront devenir les voix de l’innovation et du progrès, s’engager auprès des clients et gouvernements à développer des solutions essentielles en matière de connectivité, d’éducation et d’énergie durable. Les entreprises non technologiques, quant à elles, devraient étudier comment la technologie peut les aider à élargir l’accès de leurs produits et services aux marchés sous-desservis, notamment par la conclusion de partenariats avec les entreprises technologiques. Les marques technologiques, en particulier, devraient être les chefs de file de notre nouvelle normalité, en s’associant avec les consommateurs et les gouvernements pour produire un véritable impact durable. Pendant cette pandémie, la Terre nous a parlé de ce dont elle avait besoin. Maintenant, nous avons non seulement la possibilité de reconstruire notre monde, mais d’en faire un monde meilleur.

Quelles sont vos actions dans ce sens?
Dans cet esprit, HP et la Commission de l’Union africaine (CUA) ont convenu d’unir leurs efforts pour élargir les possibilités d’apprentissage en ligne pour tous les jeunes dans les États membres de l’UA. Ce partenariat capitalisera sur les deux programmes développés par HP, notamment, HP Learning Initiative for Entrepreneurship (HP LIFE) et BeOnline, deux plateformes d’apprentissage en ligne uniques qui peuvent être utilisées par les ministères pour soutenir les écoles et les éducateurs dans leurs efforts à dispenser l’apprentissage distance. BeOnline est un programme développé par HP en partenariat avec Classera, le leader des systèmes de gestion de l’apprentissage, et Mirai, un groupe d’innovations d’apprentissage axé sur la stratégie d’apprentissage et la pédagogie numérique, pour soutenir les efforts de la communauté éducative et permettre aux écoles d’accéder à un environnement d’apprentissage virtuel à distance. La Fondation HP a créé son programme mondial HP LIFE pour offrir gratuitement des formations en management et informatiques avec plus de 30 cours disponibles conçus pour aider les utilisateurs à acquérir des compétences en management et informatiques au rythme qui leur convient. Ces initiatives font partie de l’engagement de HP visant à fournir des solutions éducatives à 100 millions de personnes dans le monde d’ici 2025. 

Sanae Raqui / Les Inspirations Éco

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