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Liquidation : Les actifs de la Samir à vendre

Alors que toutes les parties prenantes attendaient de connaître le sort réservé à la proposition de rachat d’un montant de 31 MMDH, le juge commissaire a décidé par ordonnance la mise en vente des actifs de la Samir.

Chaque audience consacrée au dossier de la liquidation de Samir apporte son lot de surprises et de rebondissements. Celle du lundi 30 janvier n’a pas dérogé à la règle. Alors que toutes les parties prenantes (douane, actionnaires, créanciers, salariés…) attendaient avec impatience de connaître le sort réservé à la proposition de rachat déposée par le cabinet italien Studio Mazzanti & Partners d’un montant de 31 MMDH, le juge commissaire a pris tout le monde à contre-pied. Il a en effet décidé par ordonnance la mise en vente des actifs de la Samir sans fixer de prix d’ouverture. Au grand dam de Mohamed El Krimi. Le syndic chargé de la liquidation a tout fait pour que le tribunal retienne l’offre de rachat émise par le cabinet d’avocat italien comme prix plancher. En vain. Le tribunal n’a-t-il pas jugé cette offre, entourée d’un halo de mystère, sérieuse ? «Pas forcément. La démarche se comprend car fixer un prix plancher très élevé risque de faire fuir les potentiels intéressés.

De cette façon, on va ratisser large et toutes les offres seront étudiées», explique une source proche du dossier. Néanmoins, l’enthousiasme qui a accompagné l’offre à 31 MMDH est donc tombé. Et les créanciers -la Douane en tête, qui espère récupérer près de 14 MMDH- doivent donc prendre leur mal en patience en attendant les premières propositions. Selon des sources proches du dossier, l’on sera loin du montant de l’offre de Studio Mazzanti & Partners. Toutes les évaluations des actifs de la société tournent autour de 20 MMDH, et les plus optimistes évoquent 22 MMDH. Ceci, alors que la société traîne des dettes qui culminent à près de 43 MMDH. Certes, la raffinerie de Mohammedia demeure l’actif le plus important et le plus convoité, mais sa valeur n’épongera pas l’ardoise traînée par la société. Le patrimoine, filiales et participations de la Samir sont-ils donc concernés par la procédure ? L’article 570 du Code de commerce indique que «s’il se révèle que la procédure doit être étendue à une ou plusieurs autres entreprises par suite d’une confusion de leurs patrimoines, le tribunal initialement saisi reste compétent».

La Samir compte à son actif trois filiales détenues à 100% (Académie africaine de l’énergie SA, Société de distribution de carburant et combustible SA et Société marocaine de transport et de stockage de produits pétroliers). Le groupe Samir a aussi des participations importantes dans d’autres sociétés comme Somas et Salam Gaz.

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