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Le Groupe Renault Maroc optimiste sur un marché marqué par la volatilité

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Leader du marché qu’importe la conjoncture, le groupe Renault Maroc prépare activement l’après-crise. Introduction de nouveaux modèles sur les lignes d’assemblage de Tanger, renouvellement des gammes Dacia et Renault, accélération dans le véhicule d’occasion… Tels ont été les sujets, entre autres, évoqués avec le management de la filiale marocaine lors d’une table ronde restreinte avec la presse.

«C’est une année difficile pour le groupe Renault, mais il y a tout de même beaucoup d’espoir.» C’est par ces propos que Marc Nassif (Directeur général du groupe Renault Maroc) a ouvert le bal des échanges lors d’une table ronde qu’il a animé avec Fabrice Crevola (Directeur général de Renault Commerce Maroc) et quelques représentants de la presse nationale. Tenue en début de semaine et dans le respect des impératifs sanitaires, cette rencontre restreinte a été l’occasion pour le management du losange de revenir sur le contexte de crise que traverse le marché automobile, tout comme d’autres secteurs. Un contexte difficile donc, mais non sans une lueur d’optimisme comme l’a laissé croire à son tour Fabrice Crevola, indiquant : «En réalité, il y a eu un effet rattrapage après juin, août et septembre ayant été des mois positifs.» «Ceci dit, et comme nous avons pu le constater en octobre, on voit bien que l’on n’a pas les conditions globales économiques d’une vraie reprise», ajoute-t-il. Quant à l’érosion de la part de marché du groupe, «elle est liée à la forte baisse sur le canal des loueurs et aussi celui des taxieurs». «Aujourd’hui, il est très compliqué de faire des prévisions d’autant plus que le marché reste marqué par une certaine volatilité (…) ceci dit, on espère que la sortie progressive de cette pandémie va amener le marché sur des niveaux proches de 2019, peut être à la fin du premier semestre 2021, voire sur la deuxième partie de l’année», soutient Fabrice Crevola.


La visite de Luca de Meo…
De son côté, Marc Nassif a évoqué un changement de tendance positif, rappelant qu’en mars-avril derniers, les prévisions du marché national donnaient tout juste un peu plus de 115.000 véhicules neufs vendus en 2020. Or, «là, le marché devrait clôturer autour de 130.000 véhicules, ce qui est pas mal», a-t-il dit. Ces premières impressions échangées, les deux hommes ont ensuite abordé l’actualité et les projets du groupe Renault dans le royaume. Preuve d’ailleurs qu’il occupe toujours une place de choix dans le réseau mondial du Losange, le Maroc a vu récemment se déplacer Luca de Meo, le tout nouveau patron du groupe. «Monsieur de Meo est venu pour une visite en interne, mais aussi pour rencontrer nos partenaires étatiques qui sont plus que des partenaires», a indiqué Marc Nassif. Entre autres confidences, on apprend que «Luca de Meo a rencontré le ministre de l’Industrie et qu’il est reparti très enthousiaste et confiant sur le fait que le Maroc va contribuer au redémarrage du groupe Renault après une année aussi difficile que 2020», dixit Marc Nassif.

De nouveaux produits «made in Morocco»
Une façon de faire la transition vers les nouveautés qui seront nouvellement introduites sur les lignes de montage des deux usines marocaines du groupe.
«Nous sommes en train de lancer de nouveaux modèles dans notre appareil industriel», a dit Nassif. Le premier site qui démarrera ces nouvelles productions est celui de Tanger, avec l’assemblage de l’Express et de la nouvelle Sandero. «C’est un véritable tour de force qui est en train d’être réalisé avec en même temps l’introduction de la Sandero sur une ligne et de l’Express sur une autre, ainsi que leur montée en puissance et le résultat sera visible d’ici la seconde moitié de l’année», affirme fièrement Nassif. Verra-t-on l’usine atteindre sa capacité de 400.000 véhicules par an ? «Cela dépendra de la demande sur les marchés mondiaux», rétorque-t-il. Ce qui est sûr, c’est que la capacité industrielle est bien là, puisque les deux usines ont été relancées en trois huit. Lorsqu’il est interpellé sur le taux d’intégration locale, Marc Nassif n’hésite pas à faire le récapitulatif. Il se rappelle qu’«en 2016, les engagements du groupe pour les véhicules produits à Tanger étaient passés de 40% à 65% en taux d’intégration locale d’ici 2023, et de booster le chiffre d’affaires du sourcing local, tant pour les usines que pour l’export». Puis d’ajouter, «quand Tanger a démarré, il y avait 22 fournisseurs de rang 1, puis ils sont passés à 26 en 2016. Aujourd’hui, nous sommes à 76 fournisseurs de rang 1». Force est de reconnaître que l’environnement est plutôt rassurant pour les investisseurs avec «la stabilité politique, économique et aussi celle du Forex», explique le même homme qui compte bien poursuivre ce travail de fond.

Des projets sur le neuf et sur l’occasion
Quant à la filiale commerciale, elle continuera à s’appuyer sur ses forces, dont le réseau de concessionnaires. «Nous avons un très bon réseau, bien capillaire et est très professionnel», a reconnu le directeur de Renault Commerce Maroc.b «L’écosystème du groupe Renault est très fort à tout point de vue», poursuit Fabrice Crevola. L’allusion est ici faite non seulement à la taille de l’implantation industrielle et à celle du réseau, mais aussi à la synergie avec la société de financement RCI. Cette dernière joue un rôle effectif dans la croissance du groupe au Maroc et sa pénétration de marché, y compris pour les projets en cours, comme par exemple, celui des voitures d’occasion. «On est en train de travailler sur le développement d’une offre «véhicules d’occasion» importante que l’on va déployer dans le réseau avec une concentration sur les villes principales», a annoncé Fabrice. «À côté de cela, d’autres produits vont suivre juste derrière, puisque le VO s’articule aussi au niveau des financements qu’on appelle «fidélisant», comme par exemple des crédits avec engagement de reprise», ajoute M. Crevola. Enfin, s’agissant des futures nouveautés, Renault Commerce Maroc sera encore plus présente sur le segment des ludospaces avec l’Express de Renault, en plus du Kangoo et du Dokker de Dacia. «L’idée avec l’Express est de capitaliser sur notre leadership dans le ludospace avec deux produits qui sont très complémentaires à savoir, le Dokker côté Dacia et le Kangoo côté Renault et donc l’idée avec l’Express est de réunir le meilleur des deux mondes».

Jalil Bennani / Les Inspirations Éco Auto

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