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L’Afrique ne capte que 2,2% du trafic mondial

En 2017, plus de 4,1 milliards de passagers ont été transportés par les compagnies aériennes à travers le monde, un record historique ! En Afrique, ils ne sont que 88,5 millions à en faire partie, soit à peine 2,2% du trafic mondial, selon l’IATA.


Ce sont des chiffres qui en disent long sur le poids de l’Afrique dans les airs. Le continent africain ne représente que 2,2% du transport aérien mondial, indique l’Association internationale du transport aérien (IATA), qui vient de publier les statistiques du secteur aérien de l’année écoulée. En effet, malgré une hausse de 6,6% du trafic passagers en 2017, avec 88,5 millions de voyageurs transportés, le marché africain est bon dernier dans le monde. Il se pointe loin derrière les très dynamiques zones comme l’Asie-Pacifique, qui domine le classement (36,3% du total mondial avec 1,5 milliard de passagers, en hausse de 10,6% par rapport à 2016). L’Europe arrive en deuxième position avec des parts de marchés de 26,3% et 1,1 milliard de passagers, soit une progression de 8,2% durant l’année écoulée. Le marché nord-américain complète le podium et représente 23% du trafic passagers mondial. En 2017, quelques 941,8 millions de voyageurs y ont été transportés, en croissance de 3,2%. Viennent ensuite l’Amérique Latine (7% du marché mondial) et le Moyen-Orient (5,3%), qui devancent donc l’Afrique en queue du peloton.

Selon l’IATA, qui regroupe 290 compagnies, le trafic passager a enregistré en 2017 un «record historique», atteignant 4,1 milliards de voyageurs, soit une hausse de 7,3% par rapport à 2016, représentant 280 millions de passagers supplémentaires en 12 mois.

Open sky africain à la rescousse
Pour le marché africain du transport aérien, ce classement ne devrait pas changer dans les prochaines années mais ses performances pourraient s’améliorer. En effet, le lancement par l’Union Africaine en janvier dernier de l’«Open Sky africain», à savoir le Marché unique du transport aérien en Afrique (MUTAA) est source d’espoirs pour ce secteur qui continue d’accuser des pertes annuelles estimées à 100 millions de dollars. Le MUTAA devrait contribuer, en cas de réussite, à faire passer le nombre de passagers sur le marché aérien africain de 88 millions actuellement à environ 300 millions à l’horizon 2035. Les compagnies aériennes africaines, non encore visibles sur les radars des meilleures performances mondiales, pourraient ainsi sensiblement renforcer leur nombre de voyageurs transportés mais pour l’heure, seule une trentaine de pays africains ont dit «oui» à l’Open Sky africain !


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