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Creusement du déficit de liquidité, augmentation de la volumétrie…Semaine mouvementée sur les marchés financiers

C’est une semaine «sans» pour les marchés monétaire et obligataire. La période hebdomadaire écoulée a été caractérisée par un creusement important du déficit de liquidité, une levée nulle sur le marché primaire ainsi qu’une hausse de la volumétrie sur le secondaire.  

Les marchés monétaire et obligataire ont connu une semaine quelque peu agitée. Il n’y a qu’à constater l’ampleur du creusement du besoin de la liquidité bancaire. Le déficit s’est, en effet, aggravé de près de 5 milliards de DH (MMDH) en moyenne hebdomadaire pour se creuser à son niveau de 97,9 MMDH, principalement en raison de la montée de la circulation de la monnaie scripturale.

Face à ce niveau de creusement du déficit, Bank Al-Maghrib a augmenté le montant de ses interventions sur le marché, via les avances à 7 jours de plus de 11 MMDH, pour le porter à près de 51 MMDH. Pour ce qui est des placements du Trésor, ils ressortent en forte hausse. L’encours quotidien a atteint les 11,7 MMDH au 30 septembre alors qu’il n’a pas dépassé les 5,6 MMDH une semaine auparavant.

S’agissant du taux, le TMP est en hausse à 2% dans le sillage de la révision à la hausse de 50 points de base du taux directeur. Le Monia, lui, s’est fixé à 1,969%. Pour la semaine prochaine, il est prévu que BAM réduise ses interventions à 7 jours pour les fixer à 48,6 MMDH accentuant la pression sur la liquidité bancaire.

Sur le marché obligataire, en particulier le primaire, la semaine a été plutôt calme puisque le Trésor n’a procédé à aucune levée sachant qu’il a, tout de même, annoncé des besoins prévisionnels compris entre 9 et 10,5 MMDH pour octobre. Si sur le primaire la semaine a été peu mouvementée, sur le secondaire, on constate une augmentation de la volumétrie globale à 14,7 MMDH contre 13,6 MMDH une semaine auparavant, principalement réalisée à hauteur de 40% par les échanges sur les maturités courtes.

Il est d’ailleurs à signaler que les plus fortes variations sont intervenues sur les maturités à court terme. Celle-ci semble, comme le précisent les analystes de BMCE Capital, déjà appliquer la hausse du taux directeur à l’ensemble des maturités. La courbe primaire affiche un décalage entre les lignes court terme et long terme. Il est très probable que ce déséquilibre puisse être résorbé dans les prochaines périodes si le Trésor lève de la dette sur le plus long terme à un niveau de rendement en ligne avec les nouvelles conditions de marché.

Jules Gabas / Les Inspirations ÉCO

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