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Cost-killing : optimisation des coûts à l’ONEE

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L’ONEE sert la vis de ses finances en lançant un plan de «Cost-killing» pour la réduction et l’optimisation des charges de fonctionnement, d’exploitation et de dépenses d’investissement.

L’Office national de l’électricité (ONEE) étudie un projet de stratégie «Cost-killing» pour la réduction et l’optimisation de ses charges de fonctionnement, d’exploitation et de dépenses d’investissement. L’office ambitionne d’instaurer une utilisation économe de ses moyens et ressources spécifiques à travers l’élaboration d’un plan, dénommé «Tarchide», d’optimisation et de réduction des charges assortie d’une feuille de route pour sa mise en œuvre. Pour se faire, l’office se fera accompagner par un cabinet expert qui dressera un état des lieux de la situation des dépenses de l’opérateur, ainsi que l’élaboration et l’opérationnalisation dudit plan «Tarchide».


Assurer l’équilibre budgétaire et financier
Dans un contexte marqué par le développement et la diversification des activités de l’office, ayant généré des charges d’exploitation et des dépenses d’investissement de plus en plus croissantes, le fournisseur national d’électricité compte assurer son équilibre budgétaire et financier. Cet objectif sera atteint à travers l’analyse de la structure de l’ensemble de ses postes tant des charges d’exploitation et des dépenses d’investissement que des moyens et ressources utilisés en termes d’opportunité et de possibilité d’optimisation et de réduction des charges et d’utilisation économe des ressources. En fait, les faits qui ont poussé l’opérateur à lancer ce projet de «Cost-killing» résident dans la non-corrélation du rythme d’augmentation des dépenses avec celui des recettes de l’office. Mais pas que, car à date d’aujourd’hui, l’ONEE estime que les recettes générées ne permettent pas de couvrir les coûts en l’absence de latitude de fixer les tarifs de vente en notant le caractère industriel et commercial de l’office. Les augmentations des coûts de facteurs de production (volatilité des coûts des matières premières, raréfaction des ressources…) pèsent aussi sur les finances de l’opérateur national, ceci sans oublier que l’ONEE est tenu d’assurer des missions de services publics qui ne peuvent souffrir d’aucune discontinuité de par les attributions qui lui sont dévolues par l’État.

Les étapes du plan Tarchide
Afin d’élaborer le plan «Tarchide», dans un premier lieu, un benchmark à l’échelle nationale et internationale sera réalisé, permettant de disposer de paramètres de comparaison assortis des meilleures pratiques dans les mêmes secteurs d’activité et la chaîne de valeur où se déploie l’ONEE. Dans un second lieu, il sera procédé à un diagnostic et une analyse approfondis et méthodiques des charges de fonctionnement, d’exploitation et des dépenses d’investissement, en tenant compte de l’environnement économique et sectoriel des deux branches de l’office, à savoir la branche eau (BO) et la branche électricité (BE). Ensuite vient l’étape de l’élaboration effective du plan «Tarchide», qui devrait dresser une liste d’actions et de recommandations par nature de dépenses ainsi que les leviers pour la réduction des dépenses et la réalisation des gains de trésorerie de l’ONEE. Enfin, une dernière phase concerne l’élaboration de la feuille de route et le planning pour la mise en œuvre du plan «Tarchide», contenant, notamment, les différents scénarios possibles par type de dépense pour aboutir à l’optimisation escomptée par l’ONEE.

Sanae Raqui / Les Inspirations ÉCO

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