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CGEM-Gouvernement : Chakib Alj dresse le bilan

Le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc, Chakib Alj, a présenté le bilan des réalisations de la plateforme CGEM-Gouvernement. Détails.

Quel bilan peut-on faire des 14 mois de déploiement de la plateforme CGEM-Gouvernement? C’est à cet exercice que s’est prêté le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc, Chakib Alj. Ce dernier a, en effet, pris part vendredi dernier à une réunion avec l’Exécutif dans le cadre de ce mécanisme public-privé dont le lancement a coïncidé avec le déclenchement de la crise sanitaire au Maroc.


Le président de la CGEM a notamment évoqué l’urgence d’aborder les sujets concernant la solvabilité des entreprises ainsi que la sauvegarde de l’emploi. «Pour gérer leur trésorerie et survivre aux conséquences de la baisse, voire l’arrêt total, d’activité, les opérateurs économiques, notamment les TPME, ont fait appel à la dette, comme nous le savons tous, en attendant une reprise d’activité normale.

Or, la reprise effective n’a pas été au rendez-vous et les entreprises se trouvent aujourd’hui surendettées, particulièrement celles opérant dans des secteurs comme le tourisme et son écosystème, les industries culturelles et créatives, la restauration et bien d’autres», a rappelé Alj.

Ainsi, la solvabilité des entreprises est devenue aujourd’hui une problématique cruciale, et «notre action doit absolument se concentrer sur les opérateurs nécessitant une restructuration financière, parce qu’il est autant de notre devoir de sauver des entreprises que d’en créer de nouvelles», a lancé le chef du patronat.

D’un autre côté, Chakib Alj a relevé que la situation sociale constitue également un véritable sujet de préoccupation, avant de rappeler que les pertes d’emplois au Maroc s’élevaient à 420.000 selon les derniers chiffres de la CNSS. À ce propos, il a tenu à rappeler que «nos engagements dans le cadre de l’accord social ont été chiffrés et réalisés. Nous sommes en attente que les engagements pris par le Gouvernement et les syndicats soient aussi déployés».

Par ailleurs, le président de la CGEM a énuméré des points positifs, tels que la campagne de vaccination au Maroc qui est saluée à l’échelle internationale, la généralisation de la protection sociale et la création du Fonds Mohammed VI pour l’investissement, entre autres. Il a également appelé le gouvernement à continuer à développer l’industrie nationale afin qu’elle «s’érige en une réelle locomotive pour notre économie». Et de poursuivre : «nous sommes à un tournant capital à ne pas manquer.

Dans ce sens, la mise en place de la banque de projets industriels, accueillie avec beaucoup d’enthousiasme par les opérateurs, a permis de donner de la visibilité sur les opportunités existantes par filière. Il s’agit donc d’une réponse concrète à la question du made in Morocco et de la préférence nationale.»

Dans un autre registre, concernant le rôle majeur joué par le Comité de veille économique (CVE), Chakib Alj a mis en avant la nécessité de rapprocher le mode de fonctionnement du conseil de la CGEM et le CVE en formalisant davantage le rôle de cette plateforme.

Soutenant que le Maroc est à un moment crucial et décisif de son histoire économique, le responsable a enfin appelé à «un engagement total, régulier et emprunt d’un esprit de partenariat et de concertation pour sortir notre économie de cette crise inédite et saisir les opportunités qui se présentent à nous pour en faire une économie compétitive et attractive».

Mariama Ndoye / Les Inspirations Éco

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