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Banque de projets industriels : début d’une belle success story (VIDEO)

Le ministre de l’Industrie, du commerce et de l’économie verte et numérique, Moulay Hafid Elalamy, a présenté, mardi 1er juin à Casablanca, le bilan d’étape de la banque de projets lancée par son département le 25 septembre 2020, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de relance industrielle.

On n’en a pas vue depuis un certain temps. Une salle archicomble où étaient présents hauts fonctionnaires, hommes d’affaires, auto-entrepreneurs, journalistes… Masque au visage et testée négative à la Covid-19, la foule s’était ressemblée mardi 1er juin dans un hôtel de la place à l’occasion de la présentation, à Casablanca, du bilan d’étape de la banque de projets le 25 septembre 2020 dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de relance industrielle (PRI).


À la manœuvre, le ministre de l’Industrie, du commerce et de l’économie verte et numérique, Moulay Hafid Elalamy, qui, pendant environ une demi-heure, est revenu sur ce qu’il considère comme une aventure réussie. Avec un total de 523 de projets d’investissement industriel validés à date, représentant un potentiel de substitution de 35,5 MMDH d’importations, le Maroc ne pouvait pas rêver mieux. Une performance qui traduit le grand engouement que connaît la banque de projets, dont l’objectif initial en termes de substitution à l’import était de 34 MMDH à fin 2021, s’est félicité mardi le ministre.

«Les compétences marocaines ont attesté au monde entier la capacité du royaume à faire preuve de réactivité, d’agilité et d’efficacité», a souligné Moulay Hafid Elalamy, avant d’ajouter que les industriels marocains ont démontré leur capacité à fabriquer des produits et équipements aux normes internationales, pouvant à la fois répondre à la demande locale et aux marchés à l’export.

«Cette initiative a confirmé, en moins d’un an d’existence, son rôle de levier d’accélération de l’investissement industriel, du développement de la fabrication locale et de la promotion de l’entrepreneuriat», s’est réjoui le ministre. Et d’ajouter que «la banque de projets s’inscrit en droite ligne avec la mise en œuvre des recommandations du Nouveau modèle de développement, voulu par le roi Mohammed VI», appelant à libérer l’initiative privée et l’entrepreneuriat et à améliorer la compétitivité du tissu productif.

73 conventions d’investissement
Forte de son succès, la banque de projets continue de générer de plus en plus de projets d’investissement. À l’occasion de la présentation de ce bilan, 73 conventions d’investissement d’un montant global de 2,8 MMDH ont été signées sous la présidence du ministre de tutelle. Troisième lot de la banque de projets, ces nouveaux investissements, répartis sur 8 régions du royaume, permettront de générer plus de 10.600 emplois dans 10 secteurs industriels. Ils représentent un potentiel d’export de 1,4 MMDH, et d’import de 4,1 MMDH.

Sur les 73 projets d’investissement, 22 concernent le secteur du textile, 17 celui de la chimie-parachimie, 15 l’agroalimentaire, 6 la plasturgie et 5 les industries mécaniques et métallurgiques. Le reste est réparti entre les industries des matériaux de construction, de la mobilité et transport, de l’électrique, du cuir et de l’électronique. Née de la volonté d’offrir aux porteurs de projets des opportunités d’investissement dans les différents secteurs de l’industrie et un encadrement approprié, la banque de projets est dotée de 200 fiches-projets et ce n’est qu’un début.

La banque de projets sera renforcée par le lancement de 75 nouvelles opportunités d’investissement dans 11 secteurs d’activités industrielles sur le site web dédié à la banque de projets avec un moteur de recherche avancée (https://banquedeprojets.mcinet.gov.ma/), a annoncé le ministre, rappelant que les investissements engendrés par la banque de projets sont accompagnés par une cellule spécialisée, la War-Room, mise en place au sein du ministère pour suivre le projet de sa naissance à sa réalisation.

S’agissant des porteurs de projets, ils bénéficient de subventions, d’un dispositif d’accompagnement par les centres techniques pour la conception et le développement de leurs produits et de conseils de l’Institut marocain de normalisation (IMANOR) pour les certifications et le respect des normes, a-t-il-expliqué. Quant au déploiement des investissements, le ministre a tenu à souligner que celui-ci fait l’objet d’un suivi personnalisé par les délégations régionales de la tutelle, en étroite collaboration avec les centres régionaux d’investissement.

Khadim Mbaye / Les Inspirations Éco

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