Éco-Business

BAM : les vertus de la variable genre

L’AFM, l’association des femmes chefs d’entreprise, en a rêvé, Bank Al-Maghrib l’a fait. L’intégration de l’aspect genre dans la politique commerciale des banques, contenue dans la recommandation de la Banque centrale à l’intention des établissements de crédit, va bien plus loin que ce qu’a toujours défendu le «patronat» féminin.  

De la conception à la mise en œuvre de leurs politiques de financement et d’investissement, les banques sont priées sans délai, d’intégrer le facteur genre. Sous-entendu, les PME et les TPE dirigées par les femmes devraient bénéficier d’un peu plus de bienveillance.


Pour les autorités monétaires, «le développement de l’entrepreneuriat féminin, l’amélioration de l’accès au financement des TPME détenues ou dirigées par des femmes et l’accompagnement de leurs projets» doivent relever de la plus haute importance dans les états-majors des banques. Pour Bank Al-Maghrib, prendre en compte la dimension genre dans la politique de financement des TPME ne doit pas être un gadget publicitaire brandi à l’occasion du «8 Mars».

Les banques doivent dérouler des plans d’action assortis d’indicateurs de suivi de cette politique. Elles s’attellent à comprendre les spécificités des besoins de la clientèle des femmes selon les différents profils et segments, et proposent des offres adaptées à leurs attentes, insiste BAM dans sa recommandation.

Elles ont l’obligation de transmettre un reporting à Bank Al-Maghrib sur la mise en œuvre de la prise en compte de l’aspect genre dans leur politique.

Les établissements se dotent d’une politique formalisée en matière de promotion de l’équité professionnelle des genres dans leur gouvernance et leurs structures organisationnelles. Cette politique vise à assurer l’égalité des conditions d’accès au/de travail de l’ensemble des collaborateurs hommes et femmes.

En particulier, les établissements assurent que l’ensemble de leurs politiques en matière de ressources humaines respectent l’égalité entre les hommes et les femmes, notamment les politiques de recrutement, de gestion de carrière, de rémunération, de formation ainsi que de politique sociale.

Ces politiques doivent également assurer le respect au niveau des rapports hiérarchiques à l’effet d’éviter toute situation de harcèlement. Les banques et les organismes de financement se fixent des objectifs chiffrés à atteindre en matière de représentativité des femmes dans leurs instances de gouvernance, à un horizon déterminé.

Abashi Shamamba / Les Inspirations ÉCO


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