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Agroalimentaire : Le 1er cluster régional lancé à Meknès

L’association, baptisée «Agripole innovation Meknès» ou «Agrinova», a pour rôle la fédération des acteurs régionaux de la filière agro-industrielle autour des thématiques de l’innovation dans les filières agricoles et agro-industrielles phares.


Dans le contexte d’une industrie agroalimentaire où la compétition est de plus en plus rude, l’innovation joue un rôle clé pour améliorer la compétitivité et trouver de nouveaux relais de croissance. En marge de la 11e édition du SIAM, qui se déroule du 26 avril au 1er mai à Meknès, MedZ, filiale du Groupe CDG, a initié ce mercredi une conférence dédiée à l’innovation au sein des trois agropoles consacrés au développement de l’agro-industrie, en partenariat avec le ministère de tutelle ainsi que l’Association des industriels de Meknès «Agrinova».

Cette dernière, labellisée par le ministère de l’Agriculture, est le premier cluster régional dédié à l’industrie agroalimentaire (IAA) pour faciliter la mise en relation des industriels qui représentent le secteur privé et les autres opérateurs publics pour renforcer la compétitivité des entreprises. L’association, baptisée «Agripole innovation Meknès» ou «Agrinova» a pour rôle la fédération des acteurs régionaux de la filière agro-industrielle autour des thématiques de l’innovation dans les filières agricoles et agro-industrielles phares.

C’est ce modèle qui sera dupliqué, selon MedZ, après sa réussite dans les deux autres agropoles (Berkane et Agadir) et il renforcera également le rôle des qualipôles qui regrouperont les principales fonctions de support à l’agriculture, notamment les services de contrôle sanitaire, les laboratoires de recherche et le service de contrôle des exportations. Aujourd’hui, afin d’accompagner les professionnels de l’agro-industrie dans leurs investissements, MedZ a mis en place deux agropoles situées à Meknès et Berkane dont les lots vendus sont respectivement au nombre de 56 et 35, vendus avec 8 et 12 unités construites qui sont déjà opérationnelles.

Celui d’Agadir devrait connaître le même succès. Avec déjà 25 lots pré-commercialisés, il donnera un coup d’accélération à l’économie de la région et répondra aux besoins exprimés par les opérateurs agroindustriels, pour doter la plaine du Souss-Massa d’infrastructures industrielles et logistiques permettant l’intégration de la chaîne de valeur agroalimentaire. Dans le détail, la première tranche, qui regroupe 79 lots, a enregistré un taux total d’écoulement des lots frôlant 17%, soit 25 lots commercialisés en faveur de 20 attributaires selon la dernière situation commerciale, arrêtée en février 2016, par la filiale de la CDG.

Le taux d’écoulement est respectivement de 5 et 7% pour la transformation et l’industrie agroalimentaire (IAA) alors que, pour le support et la logistique, il est respectivement de 55 et 29%. Au total, le projet de l’agropole intégré dans la moitié restante du parc Haliopolis est constitué de 207 terrains industriels répartis sur trois tranches. La première est constituée de 79 lots d’une superficie de 23 ha cessibles, alors que les 2e et 3e tranches totalisent 52 et 76 lots d’une superficie de 12 et 20 ha cessibles. Concernant, le parc Haliopolis, dédié à la transformation des produits de la mer, 86% des lots industriels ont été écoulés, depuis le lancement en 2012 de l’opération de commercialisation. En chiffre, 120 lots sont recensés, dont 101 déjà vendus en faveur de 47 attributaires.


 

Omar El Yazghi
Président du directoire de MEDZ

«Notre rythme de développement est bon»

Les Inspirations ÉCO : Quelle est la place de l’innovation au niveau des agropôles que avez lancés ?
Omar El Yazghi : À travers le processus que nous avons entamé, notre objectif est de mettre en relation les industriels, les universités, mais aussi les centres de recherche et les différents instituts de recherche dans le cadre des pôles de compétitivité. D’un côté, nous avons le privé et le ministère de tutelle, et de l’autre, MedZ, qui facilitera dans un premier temps la mise en place de ces clusters. Nous avons également des experts qui nous aident à améliorer nos performances en termes d’innovation, et à éviter les mauvaises expériences. Il faut également que le privé se structure pour pouvoir s’organiser vis-à-vis des différents intervenants. Dans ce sens, une association dont les statuts sont déjà préparés concernant l’agropole de Meknès sera créée en mai, juste après le SIAM.

Quid d’Agadir et Berkane ?
Pour le Souss, l’association est en cours de création. Aujourd’hui, le point de départ est Meknès. Ensuite, le modèle sera dupliqué dans les autres régions parce que nous sommes convaincus du fait que le succès de ce projet passe par sa réussite, avant duplication à Agadir et Berkane.

MedZ a lancé trois agropôles. Quel est l’état d’avancement de ces projets ?
Aujourd’hui, deux structures sont déjà opérationnelles. Il s’agit de l’agropole de Meknès et de celui de Berkane. Au niveau de l’agropole de Meknès (Agropolis), nous sommes sur une quarantaine d’entreprises qui se sont installées. Durant les prochaines années, nous atteindrons près de 2.000 emplois, alors qu’au niveau de Berkane, nous sommes à environ 30 clients implantés avec une dizaine d’entreprises déjà opérationnelles. L’agropole de la région du Souss, qui est en cours de développement, est en phase de pré-commercialisation. Actuellement, environ 24 entreprises comptent s’installer une fois la structure prête. Globalement, nous sommes sur un rythme de développement similaire à celui de l’agriculture au Maroc. Nous avons eu des opérateurs dans l’amont, notamment pour l’agro-industrie, et aujourd’hui, nous commençons à avoir des opérateurs au niveau de l’aval du processus industriel avec l’effet de l’augmentation de la production agricole.

Qu’en est-il de la valorisation des lots ?
Concernant la valorisation, nous sommes à des niveaux satisfaisants. Pour Berkane, une dizaine d’opérateurs sont déjà opérationnels. L’autre moitié de l’agropole devait recevoir une autre dizaine d’entreprises pour la valorisation des lots. Pour Meknès, le même chiffre est enregistré au niveau de l’agropole de cette région, et une douzaine d’autres sont en cours de construction. D’ici la fin du 1er semestre 2017, l’ensemble des lots cédés seront valorisés. Avec le ministère, nous faisons le nécessaire pour faciliter l’installation des opérateurs en ce qui concerne les autorisations. Pour le Souss, nous sommes en phase de pré-commercialisation. 


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