AutoÉco-Business

Mini Countryman : un nouveau départ

La version restylée du Countryman arrive dans le réseau de Smeia, importateur exclusif de Mini. Minimaliste en apparence, ce lifting s’annonce pourtant bien conséquent en termes d’évolutions apportées, notamment sur le plan digital.

Comme les autres modèles de Mini, le Countryman change, mais cela ne se voit pas trop. En fait, et c’est toute la particularité de cette marque, les restylages et même les changements de génération se font sans rupture, dans une continuité, disons, très contrôlée génétiquement. Voilà comment le SUV du constructeur d’Oxford sort de la case restylage avec un visage quasi-identique à celui qu’il remplace et dont le lancement remonte à 2017. Pourtant, à y voir de plus près, celui qui est présenté comme «le plus grand et le plus polyvalent des membres de la famille Mini» compte une bonne dose d’évolutions à tous les niveaux.


Un lifting «so british»
Esthétiquement, ce restylage de milieu de carrière se manifeste par de petites modifications ici et là. À l’avant, un nouveau motif qui semble dupliquer le dessin de la calandre, dans une plus petite dimension, se retrouve sur la partie inférieure du bouclier. Sur les finitions hautes, ce motif s’habille d’un plastique imitant le chrome et que l’on retrouve aussi à l’arrière, au niveau du bouclier et des catadioptres. Cet habillage change sur la finition la plus chic : il devient sombre et à haute brillance façon piano black, habillant aussi les barres de toit et des inserts intégrés aux jupes latérales. À l’avant, les projecteurs ne changent pas et sont d’office à technologie full LED, dont un halo de diodes pour les feux de jour. À l’inverse, et c’est le changement le plus flagrant dans ce lifting, les blocs de feux arborent désormais (comme la Mini Hatch) un graphisme inspiré du drapeau britannique, le fameux «Union Jack». Pour le reste, deux teintes inédites (White Silver et Sage Green) font leur apparition au catalogue, tandis que l’ensemble campe toujours sur des jantes alu’ caractéristiques de la marque. Comptez des roues de 16» sur le premier niveau et de 17’’ (en noir) sur le deuxième.

Plus de digital et de connectivité
Dans l’habitacle, les évolutions apportées relèvent, là encore, de la cosmétique. On note de nouvelles ambiances intérieures, de nouveaux bandeaux décoratifs sur la planche de bord et plus d’options de personnalisation. En fait, la mise à jour a surtout été d’ordre technique, notamment sur le plan multimédia. Ainsi, l’écran rond de la console central dispose, selon les finitions, de la fonction mirroring pour smartphone (Apple CarPlay). Surtout (et c’est la grande nouveauté à bord), un nouveau combiné d’instrumentation 100% numérique peut remplacer les traditionnels compteurs. Pour cela, il faut opter pour le deuxième niveau. À ce titre, il faut savoir que la gamme Maroc s’articule autour de trois finitions aux noms «so british» puisqu’elles s’appellent Oxford, Park Lane et Mayfair. La première transcende l’ordinaire avec, entre autres, la climatisation, le radar de recul, l’écran multimédia de 8,8’’ avec connectivité USB-Bluetooth, les phares antibrouillard, les rétros rabattables électriquement, le capteur de pluie, l’allumage auto des phares, le détecteur de somnolence et même le régulateur de vitesse avec fonction freinage. Le deuxième niveau ajoute des jantes noires de 17’’ chaussant des pneus de roulage à plat (Runflat), la caméra de recul et comme déjà dit, l’instrumentation numérique sur un écran de 5’’. En haut du tableau, la finition Mayfair reçoit la clim’ auto bizone, un vitrage arrière surteinté, plus d’inserts en noir laqué et met encore plus l’accent sur le digital, en intégrant le GPS et la fonction mirroring pour smartphone (Apple CarPlay).

Chez Mini, le diesel c’est fini !
Sous le capot, le choix de l’importateur marocain de Mini est à la fois anticipatif et dicté par le constructeur qui a annoncé l’abandon du diesel. Du coup, seul un moteur essence figure au catalogue du Countryman importé par Smeia. Il s’agit du trois-cylindres 1.5 l qui, s’il ne déborde pas de puissance et de couple (102 Ch/190 Nm), brille par sa sobriété (6,2 l/100 km en cycle mixte). Ce moteur devrait aussi plaire par sa vignette abordable (7 CV fiscaux) et surtout sa boîte automatique à 7 vitesses. De quoi plaire à la cible: une clientèle principalement BCBG et féminine ayant des enfants. Grands et petits apprécieront le look très typé de Mini, mais aussi le côté polyvalent de ce SUV qui propose des aspects aussi pratiques que ses deux ports USB à l’arrière ou encore sa prise 12 V dans un grand coffre de 450 litres. Ajoutons à tout cela des prix gravitant autour des 300.000 DH et l’on comprendra que le Countryman se donne les moyens pour un nouveau départ et une relance de sa carrière sur un marché fortement bataillé par les SUV. 

Jalil Bennani / Les Inspirations Éco Auto

Rejoignez LesEco.ma et recevez nos newsletters


Articles similaires

Bouton retour en haut de la page