Opinions

Vous avez dit rémunération ?

Les élèves des écoles publiques sont-ils plus résistants à l’Omicron que leurs petits camarades du privé? La réponse est indéniablement négative et, pourtant, le nombre de fermetures et de basculements vers le distanciel est autrement plus élevé dans le secteur privé que dans le public. Et ce n’est certainement pas parce que la question du risque sanitaire est davantage prise au sérieux dans un segment plutôt que dans l’autre. Il serait insensé, voire totalement injuste, de le croire. Néanmoins, c’est dans les écoles privées que le débat est actuellement ouvert à propos de l’aptitude à maintenir la productivité dans les classes, en mode distanciel. La question récurrente chez les parents est, en effet, celle de s’assurer que la réceptivité des apprenants aux cours à distance est la même qu’en classe. Par ailleurs, les réductions d’heures de classe inquiètent, également.

Or, le sujet qui s’avère bien plus douloureux, et certainement plus enclin à susciter la controverse, est incontestablement celui touchant au volet financier. Le débat avait été soulevé déjà pendant les premiers mois de la pandémie, avant de se tasser. Aujourd’hui, la tornade de l’Omicron chamboulant tout sur son passage, plusieurs acteurs associatifs dans le milieu scolaire se demandent si les établissements du privé peuvent réclamer le paiement de 100% du coût d’une prestation, alors que les conditions de sa réalisation ont mué. Les experts consultés nous renvoient vers le fait que la réglementation en vigueur stipule que l’enseignement à distance est conditionné par un référentiel qualité basé sur quatre items principaux.


Conformément à l’article 33 de la loi-cadre 51.17, le coût de la prestation dans le privé devrait, ainsi, être déterminé en fonction dudit référentiel, abstraction faite des frais engagés par l’établissement au titre de la présence physique des apprenants entre ses murs. Est-ce le cas ? Les écoles du privé seraient-elles prêtes à s’aligner sur cette clause ? Il reste à voir ce qu’il en sera, mais ce qui est certain, c’est que le sujet de la rémunération promet, à lui seul, de faire bien des vagues entre les associations de parents d’élèves et les établissements scolaires du privé.

Meriem Allam / Les Inspirations ÉCO

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