Opinions

Recrutements dans l’enseignement supérieur : une question de curriculum vitae

Il est loin le temps où un Bac+4 était perçu comme un diplôme prestigieux et un sésame permettant d’intégrer le corps professoral, du moins dans le privé. Les choses ont bien changé depuis et, aujourd’hui, si l’on n’est pas bardé de diplômes, productif dans la recherche et polyglotte, on ne peut se considérer comme une «perle rare».

L’enseignement supérieur n’est pas une profession qui a pour seule mission de dispenser des cours, c’est de la matière grise, de l’excellence dans la théorie et de la pertinence dans la pratique.

Sur ces critères-là, la course à la compétence est aujourd’hui acharnée, et dans le public et dans le privé. Car il est évident que tous les efforts déployés par les institutions de formation, au fil des années, pour enrichir l’offre de formation et multiplier les partenariats, ne sauraient suffire pour leur permettre de se démarquer si leur corps professoral n’est pas trié sur le volet.

Cela, le secteur le sait bien et il restait à traduire cette priorité en axes de réformes stratégiques. C’est désormais chose faite puisque la tutelle insiste sur l’intérêt accordé à l’amélioration du statut des enseignants et de leur environnement de travail.

Au sein des universités et des grandes écoles, la différence est dans la méthode de gestion du capital humain et des moyens mis en œuvre pour sa fidélisation. Oui, la fidélisation, car même le sujet du débauchage est d’actualité, notamment dans le secteur privé. Les grands noms, dans leurs branches respectives, sont très demandés et, il faut le dire, certains ne se privent pas d’en tirer les bénéfices qui en découlent, surtout sur le plan rémunération. Bref, plus un curriculum vitae est en béton, plus le profil vaut de l’or !

Meriem Allam / Les Inspirations ÉCO

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