Opinions

Marche forcée

Le virage vers l’électrique est inéluctable. Le couperet imposé par l’Europe aux constructeurs automobiles, avec l’interdiction de commercialiser des véhicules à moteur thermique dès 2035, nous pousse à envisager l’avenir du secteur autrement, tant notre dépendance envers le marché européen est forte. Une marche forcée, dictée par des impératifs environnementaux.

Dans un marché majoritairement «diéselisé», nous commençons à percevoir depuis peu de temps un certain intérêt pour les motorisations dites alternatives.

En deux ans, les ventes de voitures électriques ont atteint 4% du total. Si la proportion paraît faible, elle démontre, toutefois, une multiplication de l’offre. Elles ne sont pas moins de 18 marques à proposer au Maroc des voitures hybrides ou électriques, avec plus de 71 modèles actuellement disponibles. Il sera désormais difficile de passer outre, puisque les projections à court terme (2023) sur une progression des ventes des «NEV», comme on les appelle dans le jargon, portent sur un point de pourcentage. Si le potentiel de développement est bien là, de nombreux préalables sont nécessaires pour tirer profit du virage à l’électrique.

À commencer par se doter d’un réseau de bornes de recharge électriques. À l’horizon 2025, le Royaume disposerait d’un parc de 2.500 bornes. L’adoption de mesures incitatives pour promouvoir davantage ces motorisations est aussi impératif. Une étroite concertation avec les pouvoirs publics s’impose également pour instaurer des incitations fiscales ainsi qu’une sorte de bonus-malus afin de booster et démocratiser l’accès aux véhicules électriques.

En tout cas, le Maroc dispose aujourd’hui de tout le retour d’expérience nécessaire pour bien amorcer le virage du tout électrique.

Moulay Ahmed Belghiti / Les Inspirations ÉCO


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