Opinions

Au Maroc, Omicron s’est juré de nous mener la vie dure

Nul besoin d’être un grand érudit des sciences économiques pour le comprendre : bien chère sera la facture de cette récente accélération des contaminations à la Covid-19. Ce bon vieux Omicron s’est juré de nous mener la vie dure et il compte bien arriver à ses fins, si l’on en croit les informations révélées au fil de l’eau par les scientifiques du monde. Sa vitesse de propagation inédite, en dépit du consensus sur la gravité moindre de ses symptômes, en fait une sérieuse menace, et pour l’économie, et pour la santé publique. Ce qui ne vient pas non plus arranger les choses, c’est la découverte de l’aptitude et la facilité qu’a ce variant de se coupler à d’autres virus pour générer de nouvelles formes de contamination des plus tenaces.

Le Flurona, le Deltamicron, … et allez savoir quels nouveau-nés vont jaillir encore ! Aujourd’hui, les entreprises fonctionnent dans un climat plus qu’incertain, avec le nuage du retour au scénario de 2020 qui leur plane sur la tête. Alors que le tissu économique peinait encore à sortir la tête de l’eau, avec des niveaux d’inflation à faire déposer le bilan à plus d’un, voici que la productivité se trouve menacée par l’effervescence des cas positifs et la foison d’arrêts maladies qui en découlent.


Les écoles tanguent entre modes présentiel et distanciel, au gré du volume des contaminations. Les secteurs d’activité, à l’arrêt avant l’avènement de l’Omicron, voient aujourd’hui s’éloigner la perspective de reprendre de sitôt. Les stocks de médicaments sont pris d’assaut et cette indisponibilité vient s’ajouter au fait que bon nombre de citoyens considèrent déjà comme onéreux, le coût du respect rigoureux du protocole de médication contre la Covid. Face à tous ces «symptômes économiques», les remèdes tracés dans le cadre de la feuille de route de relance seront-ils suffisamment efficients ? Il est encore trop tôt pour statuer sur ce sujet, mais ce qui est certain, c’est qu’un scénario du pire doit être envisagé et c’est à celui-ci que les mesures de sauvetage devront répondre, afin de sécuriser au mieux ce qui peut l’être.

Meriem Allam / Les Inspirations ÉCO

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