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Le FMI loue les politiques économiques du Maroc

Les conditions macroéconomiques ont continué à s’améliorer. Cependant, la croissance en 2016 était lente, à cause entre autres de la petite performance du secteur agricole. 


«Des politiques et réformes macroéconomiques saines». La qualification est donnée par le Fonds monétaire international (FMI) aux approches économiques adoptées par le Maroc. «Le conseil d’administration félicite le Maroc pour ses politiques et réformes macroéconomiques saines qui ont aidé à réduire les vulnérabilités intérieures et extérieures, à consolider le cadre de la politique fiscale et financière et à augmenter la diversification économique», souligne le Conseil d’administration du FMI.

L’institution financière internationale vient d’achever les consultations de 2016 au titre de l’article VI, avec le Maroc. Selon le même communiqué, les conditions macroéconomiques ont continué à s’améliorer. Cependant, la croissance en 2016 a été lente à cause entre autres de la performance du secteur agricole qui a été quelque peu malmené par les aléas climatiques. Cela dit, le FMI estime que «les perspectives à moyen terme du pays restent favorables». Il table sur une croissance 4,4% en 2017. Cette dernière devrait atteindre selon l’institution internationale 4,5% en 2021. Toutefois, il est à noter que l’institution de Bretton Woods a fait savoir que «les risques demeurent substantiels et sont liés principalement à la croissance dans les pays développés et les pays émergents, aux tensions géopolitiques dans la région, aux prix mondiaux de l’énergie et à la volatilité sur les marchés financiers».

Le FMI note aussi qu’une croissance plus forte à moyen terme est tributaire «de la mise en œuvre soutenue de réformes compréhensives liées notamment à la contribution au marché du travail, à l’efficience de ce marché, à l’accès à la finance, à la promotion d’une éducation de qualité, à l’efficience des dépenses publiques et à la constante amélioration du climat des affaires». Sur ce point, il faut rappeler que le marché du travail au Maroc reste précaire. Selon le HCP «entre le troisième trimestre de l’année 2015 et la même période de 2016, l’économie marocaine a perdu 125.000 emplois». Pas moins de 70.000 emplois ont été perdus en milieu rural et 3.000 en milieu urbain, correspondant à une perte nette d’emplois de 73.000 au niveau national.

Le taux de chômage à atteint 9,6%. Quant à l’éducation, le secteur vit depuis des années une crise qui persiste toujours et à laquelle on n’arrive pas à trouver une solution. Pour sa part, le climat des affaires risque d’être ébranlé par la crise gouvernementale. 

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