Maroc

Vols Maroc – Espagne : ce que l’on sait

Les autorités marocaines et espagnoles sont mobilisées pour rapatrier quelque 4.000 personnes, notamment des touristes espagnols et des résidents marocains touchés par la suspension des connexions maritimes dans le cadre des mesures de prévention. Les premiers départs ont eu lieu dimanche dans une ambiance de soulagement et de bonne coordination. 

Dimanche dernier, les autorités marocaines et espagnoles ont donné le coup d’envoi de l’opération de rapatriement des Espagnols et résidents marocains pris de court par la décision du gouvernement marocain de suspendre les liaisons aériennes au départ et à destination de l’Espagne, à partir du 30 mars. Une mesure prise dans le cadre de la stratégie marocaine de lutte contre la propagation du virus, face à la recrudescence des contaminations.


Dimanche dernier, un premier vol au départ de Casablanca a ainsi permis le retour de pas moins de 348 passagers. La compagnie espagnole Iberia a affrété un A350 pour pouvoir transporter les personnes désirant regagner l’Espagne, alors qu’au départ, seules 200 allaient embarquer à bord d’un appareil A321. Le transporteur espagnol a procédé au changement d’aéronef en raison de la grande demande, a indiqué l’agence EFE. Le dimanche coïncidait avec la fin des vacances de Pâques en Espagne et la reprise scolaire dans une grande partie des régions espagnoles, d’où ce rush sur les vols de rapatriement.

En effet, la décision de suspension des vols a pris au dépourvu plusieurs touristes espagnols qui séjournaient dans notre pays, fuyant les restrictions de circulation imposées par les gouvernements régionaux pour éviter une quatrième vague durant les vacances de la Semaine sainte. Une période connue pour de grands mouvements de déplacements des Espagnols.

D’ailleurs, la ministre espagnole des Affaires étrangères avait sermonné les touristes espagnols qui se sont envolés vers le Maroc alors que leur pays a décrété des mesures drastiques pour contrer la propagation du virus. Des vols seront programmés durant les prochains jours jusqu’au rapatriement de l’ensemble des personnes désirant rejoindre leur pays de résidence. Toutefois, certaines personnes n’ayant pas pu décrocher des places dans ces opérations de rapatriement ont dû se rabattre sur d’autres destinations comme Dubaï pour pouvoir rejoindre le pays. C’est le cas de cet ingénieur marocain en visite familiale à Casablanca. «J’ai déboursé 1.400 euros pour être dimanche soir à Madrid car mon travail en dépendait. Je ne le regrette pas, mais il serait préférable que les autorités marocaines accordent des délais de 48 heures par exemple, du moins dans la phase sortie pour qu’on puisse s’organiser à temps», souhaite-t-il. En effet, les quelques vols disponibles à destination de l’Espagne se sont envolés en une demi-heure, affirme ce voyagiste marocain. «Royal Air Maroc a dû affréter un deuxième avion, le lendemain de l’annonce de la suspension, pour couvrir la ligne Casablanca-Malaga. En quelques heures seulement, des billets sont passés de 1.000 euros à 1400 euros et malgré ce tarif exorbitant, on se les arrachait», confie-t-il.

Liaisons maritimes
Des navettes maritimes sont aussi au programme. Ainsi, au port de Tanger Med, les autorités marocaines ont mobilisé leurs effectifs pour un bon déroulement de cette opération. Environ 800 personnes ont pu embarquer à bord du bateau Anglada, appartenant à la compagnie maritime espagnole Balearia. «Les tarifs sont raisonnables. Ce sont les prix de la traversée en temps normal et nous apprécions qu’il n’y ait pas eu une hausse des prix», explique ce père de famille. Si beaucoup de ressortissants résidant en Andalousie ont vite regagné leur foyer, de nombreux passagers avaient encore du chemin à faire pour rejoindre la région de Madrid ou la Catalogne. Enfin, ce mardi, la compagnie Trasmediterranea devrait opérer une nouvelle opération de rapatriement.

Amal Baba Ali, DNC à Séville / Les Inspirations Éco

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