Maroc

Taxes

En ce début d’année 2016, il est très inquiétant de constater que le pessimisme est le sentiment qui prévaut dans la plupart des pays du monde. Alors que Christine Lagarde, directrice générale du FMI, alerte déjà sur une croissance mondiale «décevante et inégale en 2016», la communauté internationale n’en finit pas de faire face à la multiplication des foyers potentiels de tensions à travers le monde. Pour sa part, la baisse continue des prix des matières premières continue de malmener les pays exportateurs de pétrole, dont les États africains membres de l’OPEP. La baisse des recettes est générale chez les producteurs d’or noir, obligeant les uns à puiser dans leurs réserves de devises, et les autres à s’endetter. Les exemples de l’Angola et de l’Algérie illustrent à merveille cette réalité. En plus de ces alternatives aux rentrées de pétrodollars, certains gouvernements se penchent sur l’augmentation des taxes. En d’autres termes, c’est aux citoyens de mettre la main à la poche afin de renflouer les caisses de l’État. Si l’augmentation des taxes et l’élargissement de l’assiette fiscale figurent parmi les solutions privilégiées par les institutions financières, nous sommes en droit de nous interroger également sur leurs répercussions sur le pouvoir d’achat des citoyens africains, mais aussi sur la compétitivité des économies. Telles sont les conséquences de l’absence de vision et le retard pris dans la diversification des économies rentières. Hélas, les pays africains n’y échappent pas.



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