Maroc

Souss-Massa : renforcement de la capacité de la station de dessalement de Chtouka-Aït Baha

L’ONEE et le ministère de l’Agriculture ont décidé d’avancer la date d’extension de la capacité de l’usine de dessalement mutualisée de l’eau de mer située dans la province de Chtouka-Aït Baha pour la porter à 400.000 m3/j, à raison de 200.000 m3/j pour l’eau potable et 200.000 m3/j pour l’irrigation. Pour rappel, la capacité de production initiale s’élevait à 275.000 m3/j, dont 150.000 m3/j pour l’eau potable et 125.000 m3/j pour l’irrigation.

C’est le 30 juin 2022 que l’usine mutualisée de dessalement de l’eau de mer, destinée à la fois aux fins de production d’eau potable et d’irrigation agricole en faveur du Grand Agadir, et située dans la province de Chtouta Ait Baha,  a été mise en service. Il n’aura pas fallu longtemps au autorités pour annoncer l’exttension de sa  capacité contractuelle.
Cette dernière sera ainsi portée à 400.000 m3/j, pour pallier la saturation de l’offre en ressources en eau conventionnelles provenant des barrages et de la nappe de la région. Concernant l’évolution de la situation hydrique de la région Souss-Massa, le taux de remplissage des barrages a atteint 10,4% selon l’Agence des bassins hydrauliques (ABH) de Souss-Massa, soit un volume actuel stocké de 77,402 Mm3 sur 740,774 Mm3 de capacité totale des neuf barrages de la région.
À ce titre, une capacité initiale de production de l’usine de dessalement mutualisée de 275.000 m3/j a été déjà réalisée, dont une capacité initiale installée pour l’eau potable de 150.000 m3/j et pour l’irrigation de 125.000 m3/j. Cette capacité sera extensible à 400.000 m3/j alors qu’il a été décidé par l’ONEE et le ministère de l’Agriculture d’avancer la date d’extension de la capacité actuelle pour la porter à 400.000 m3/j, à raison de 200.000 m3/j pour l’eau potable et 200.000 m3/j pour l’irrigation. La date de mise en service est prévue en 2026.
AEP d’Agadir : une assistance financière pour l’extension
Pour ce faire, l’Office national de l’électricité et de l’eau potable-Branche eau, qui a œuvré pour la réalisation de cette station de dessalement mutualisée avec le ministère de l’Agriculture, a déjà lancé l’assistance financière relative à l’extension du projet d’Alimentation en eau potable (AEP) d’Agadir par dessalement d’eau de mer en gestion déléguée.
Pour le volet eau potable, l’ONEE agit dans le cadre de la continuité du projet de Chtouka, moyennant l’adaptation du contrat de gestion déléguée du 29 juin 2017 entre l’ONEE et la SEDA (Société d’eau dessalée d’Agadir), pour intégrer les réaménagements contractuels afférents à l’extension du projet.
Pour rappel, la gestion du projet est assurée, pour le volet eau potable, par le gestionnaire délégué SEDA, composé d’Abengoa et InfraMaroc (filiale de la CDG), dans le cadre d’une convention de gestion déléguée d’une durée globale de 30 ans. Celle-ci comporte une phase de réalisation des travaux, actuellement achevés, et une phase d’exploitation de l’unité de dessalement, qui est en cours.
L’ensemble des installations de production d’eau potable destinées à l’AEP du Grand Agadir appartiennent toutes à l’ONEE-Branche eau, qui en assure la gestion, alors que la filiale Aman El Baraka se charge de l’aspect lié à l’irrigation agricole, et ce, dans le cadre du Partenariat public-privé (PPP) entre le ministère de l’Agriculture et l’ONEE avec les deux filiales précitées.
Suivi de l’exécution du contrat de gestion déléguée
Par ailleurs, la mise place de cette assistance technique, financée par l’ONEE, permettra à l’office d’être accompagné sur le plan de la négociation et de la finalisation des aspects financiers. Celle-ci porte sur la documentation contractuelle, y compris les propositions d’amendements matérialisant l’extension de la station de dessalement d’Agadir pour signature, ainsi que le suivi de l’exécution du contrat de gestion déléguée sur le plan financier. Lequel concerne, notamment, la phase d’extension du projet et le programme de renouvellement de l’usine, en tenant compte du caractère mutualisé de ce projet qui bénéficie – pour sa composante eau potable – à une population de 1,6 millions d’habitants du Grand Agadir. D’un coût global de 4,48 MMDH, cette unité a nécessité 2,35 MMDH pour l’eau d’irrigation et 2,05 MMDH pour l’eau potable.
Yassine Saber / Les Inspirations ÉCO

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