Maroc

Souss-Massa & Guelmim-Oued Noun. Quel impact socio-économique des enceintes portuaires ?

Contribuant respectivement à hauteur de 6,7% et 1,5% au PIB national, les régions de Souss-Massa et Guelmim-Oued Noun s’apprêtent à évaluer l’impact des enceintes portuaires régionales sur l’économie régionale.

L’intérêt de cet exercice, lancé par l’Agence nationale des ports (ANP), est d’évaluer la contribution des ports des deux territoires dans le développement social et économique du Maroc. Cette quantification passera initialement par une évaluation de la richesse créée par chaque port, notamment ceux d’Agadir, Tan-Tan et Sidi Ifni, puis par la quantification de l’impact de la richesse générée par ces enceintes portuaires ainsi que des réalisations entreprises en termes d’investissements en comparaison avec les principaux indicateurs socioéconomiques du Royaume.

L’étude en question, d’une durée de quatre mois sera essentiellement menée auprès des organismes publics de collecte des données socioéconomiques, notamment le Haut-commissariat au plan, Bank Al-Maghrib et le ministère des Finances, pour les investigations nécessaires à la constitution des bases de données des analyses d’impact demandées.

Selon l’ANP, des enquêtes de terrain, des recensements et des entretiens seront menées pour compléter et/ou alimenter l’étude par les données nécessaires. Toutefois, le recours aux techniques qualitatives dans le cadre de cette étude viendra en complément aux méthodes quantitatives précitées. Les bases de données qui seront constituées devront être structurées autour de quatre volets, notamment la base de données liée au trafic. Le second aspect touchera à l’investissement injecté ou prévu en constituant des tables regroupant les investissements réalisés, soit par l’ANP, le ministère de tutelle ainsi que les opérateurs au niveau de chaque port.

La base de données consacrée à la richesse devra donner une estimation précise de la richesse économique créée à l’intérieur de l’enceinte portuaire de chaque port de la région, en termes de valeur ajoutée et d’emploi. Et ce, collectivement pour l’activité globale des ports, et individuellement pour chaque activité.

Agrégats : trois zones géographiques

La typologie d’activité portuaire qui sera considérée dans le cadre de cette étude sera établie préalablement à la collecte des données. Au-delà de l’enceinte portuaire, cette base de données devra également rapporter l’estimation de la richesse économique créée directement, indirectement et de manière induite par les ports de la région.

Par ailleurs, la quatrième base portant sur les agrégats regroupera les principaux indicateurs socioéconomiques répartis sur trois zones géographiques, à savoir la zone A qui englobera le niveau local (ville), la zone B qui concerne la région, c’est à dire le territoire, en plus de la zone C qui couvre le territoire national. Cette quantification devra permettre d’exploiter et de capitaliser sur les résultats obtenus à travers la réalisation d’une carte dynamique du Royaume permettant la projection des résultats de l’étude prenant en considération le découpage administratif en vigueur. 

Yassine Saber / Les Inspirations ÉCO

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