Maroc

Réforme de la profession comptable : Un rallongement des délais exigé

À peine 10% des professionnels concernés ont déposé leurs dossiers de candidatures sur la liste des comptables agréés. Les associations des fiduciaires et des comptables agréés demandent un rallongement des délais de dépôt fixés au 10 février.

Ce n’est pas encore le grand rush à la Commission paritaire chargée d’examiner les demandes d’inscription sur la liste des comptables agréés. Moins de 15 jours avant la date de clôture de la première phase de dépôt des dossiers, environ 450 candidatures seulement auraient été reçues sur une population potentielle estimée à plus de 4.000, soit à peine 10% des professionnels concernés. Dès le 10 février, la Commission devra refermer ses portes, ou du moins ne recevra plus de candidats qui pourront prendre part aux élections lors de la création de l’Organisation de la profession des comptables agréés prévue vers juin. Après sa mise en place en novembre, la Commission paritaire avait fixé la date de dépôt des candidatures entre début janvier et le 10 février. Aujourd’hui, avec le peu de professionnels qui se sont manifestés, les différents acteurs impliqués demandent un rallongement des délais. C’est notamment le cas de l’Association des comptables agréés du Maroc (ACAM) ainsi que de l’Association marocaine des comptables et fiduciaires (AMCF).


Problèmes de patentes
Au niveau de l’ACAM, dont le président El Ghali Khadir siège à la Commission paritaire, on souhaiterait «un rallongement d’au moins un mois supplémentaire». Chez les professionnels, le retard constaté dans les dépôts s’explique par la coïncidence avec «une période fiscale car le mois de janvier est celui des déclarations». Autrement dit, les fiduciaires et autres comptables sont plus occupés par la gestion des dossiers de leurs clients auprès de l’Administration fiscale, qu’à se mettre eux-mêmes en règle vis-à-vis de la nouvelle commission. Mais ce n’est pas le seul hic. Les professionnels déclarent que «l’Administration tarde à délivrer certains documents dont les candidats ont besoin, notamment des patentes». Malgré cette situation, ladite Commission ne donne pas l’impression de vouloir modifier son agenda à en croire des sources proches du dossier. «Les ÉCO» a essayé d’entrer en contact avec son président, Noureddine Ramli, mais ce dernier était encore indisponible à l’heure où nous mettions sous presse. Affaire à suivre.


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