Maroc

Parité, héritage…Aawatif Hayar est optimiste (VIDEO)

Il existe un grand amalgame en matière de parité, on a tendance à croire que votre département met dans le même sac le code de la famille, l’héritage… Il y’a des périmètres qui sont bien définis, comment clarifier les choses ? Aawatif Hayar, ministre de la Solidarité, de l’inclusion sociale et de la famille répond à la question dans le cadre de « L’invité des ECO ».

« Quand on parle d’équité et de parité, tous les départements sont concernés, le nôtre est celui que l’on appelle, dans le jargon onusien, le mécanisme national pour l’égalité et parité, celui qui essaye de coordonner les efforts de tous les autres départements pour qu’on puisse aller de l’avant et dans le même sens. Malgré les réformes et les progrès réalisés quant aux discriminations à l’égard de la femme, l’adéquation avec la mutation sociale manque à l’appel. Le message du Roi Mohammed VI est clair, on ne peut plus accepter que la femme soit privée de ses droits et qu’elle ne participe pas pleinement au développement du pays.

Au Maroc, c’est dans la représentation de la femme à l’égard de l’homme que réside le problème. Il faut qu’il y ait un remaniement profond dans les mentalités. On n’y arrivera jamais si on ne s’appuie que sur les lois. Il est nécessaire que chaque individu se remette en question. Ce n’est pas normal que tous les regards soient portés sur le corps d’une femme qui passe dans la rue, c’est inadmissible.

Cela dit, je reste optimiste, petit à petit, on va y arriver. D’ailleurs, on a adopté une approche globale et intégrée qui intègre les quatre piliers onusiens relatifs à l’élimination de toutes les formes de violence à leur égard, à savoir la prévention, la protection, la criminalisation et la prise en charge.

Notre département s’attelle à la mise en œuvre des engagements contenus dans la «Déclaration de Marrakech» en tant que feuille de route ambitieuse pour éliminer le phénomène de violence contre les femmes et les filles. Au mois de juin, le conseil du gouvernement a procédé à l’opérationnalisation de la commission nationale pour l’égalité des sexes et l’autonomisation de la femme. On a opté pour une commission nationale et non ministérielle pour justement être dans l’approche participative et inclure la société civile, les élus, ainsi que les ONG ».

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