Maroc

Pacte ESRI 2030 : la tutelle en mode fastrack

ENSEIGNEMENT. LEARNIG BY DOING OU L’APPRENTISSAGE PAR LA PRATIQUE. Après une longue préparation, la tutelle lance la mise en application du Plan d’accélération de la transformation de l’écosystème d’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation (PACTE ESRI 2030). Une nouvelle feuille de route censée relever le défi de la compétitivité structurelle, pour une insertion réussie de notre pays dans les chaînes de valeur mondiales. 

Après les longs discours, place à la pratique. La rentrée université 2022-2023 sonne comme le début d’une disruption longtemps voulue au Maroc en termes de formation et d’enseignement dans le supérieur. Outre l’activation de la nouvelle ingénierie stratégique, en vue de mobiliser l’ensemble des acteurs pour préparer des générations hautement qualifiées, la présente rentrée universitaire marque le lancement de la mise en application du Plan d’accélération de la transformation de l’écosystème d’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation (PACTE ESRI 2030). Une nouvelle feuille de route qui arrive à point nommé. Alors que les ressources humaines de qualité se font de plus en plus rares sur le marché de l’emploi, les besoins ne cessent de croître en termes de profils pointus, notamment dans les métiers du futur.

Le Maroc le sait, fort heureusement, et semble prendre les devants afin d’anticiper sur les potentielles pénuries en ressources humaines. Le gouvernement a ainsi décidé d’agir dès cette année, différemment, pour offrir la possibilité aux jeunes Marocains d’accéder à des formations qui répondent aux besoins du marché de l’emploi. «Aujourd’hui, il y a convergence sur le plan international que le capital humain constitue la vraie ressource des États, et, cette qualité humaine, elle s’obtient par de bonnes formations», soutient Abdellatif Miraoui, ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation.

Dans une interview accordée aux «Inspirations ÉCO», en marge d’un grand événement organisé à Casablanca, il souligne que les formations sont non seulement disciplinaires, pour faire face aux besoins du pays, mais également et surtout elles sont plus individuelles. L’idée consiste à former des jeunes résilients et adaptables à tous les défis et à toutes les transformations qu’on est en train de vivre.

«Le Covid-19 n’est qu’un exemple. On n’a pas encore tout vu s’agissant de la transformation digitale. Il reste d’autres bouleversements à venir, à savoir, notamment, l’informatique quantique ainsi que d’autres domaines auxquels on ne s’attendait pas», insiste-il avant de noter que le capital humain se construit dès le préscolaire.

Aujourd’hui, dans le monde universitaire, le Maroc se vante d’une capacité «de réaction rapide et de conceptualiser les choses pour faire» face aux enjeux actuels et futurs. C’est ce que nous sommes en train de faire dans le cadre du plan d’accélération de la transformation de l’écosystème d’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation», a-t-il poursuivi. Et de noter qu’il est question concrètement de mettre en avant les compétences transversales, à savoir les langues avec des certifications, mais également tout ce qui est digital pour mettre à niveau tous les jeunes. Et ce, sans oublier les autres compétences qui permettront à cette catégorie de la population d’avoir la culture générale nécessaire relative au patrimoine historique, culturel, musical… Ces activités ont été longtemps considérées comme secondaires. Aujourd’hui, elles ont été remises au goût du jour.

Abdellatif Miraoui
Ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation

«Les métiers changent, et les approches de formation vont également changer. Il faut absolument qu’on intègre les nouveaux paradigmes qui exigent qu’on rende les jeunes plus autonomes. Un jeune qui ne réussit pas, ce n’est pas simplement un échec pour lui, c’est aussi un échec pour la Nation, car la jeunesse est un capital économique et culturel».

Le PACTE ESRI 2030, une ambition nationale

Le Plan national d’accélération de la transformation de l’écosystème ESRI consacre le rôle de l’Université en tant qu’acteur intégré dans le développement socio-économique des territoires. Il ambitionne de relever le défi de la compétitivité structurelle, pour une insertion réussie de notre pays dans les chaînes de valeur mondiales, requiert la constitution d’un vivier de talents et de compétences, pour impulser la recherche scientifique et l’innovation et répondre de manière concomitante aux besoins actuels et futurs de notre nation en matière de capital humain… Autant de défis que le PACTE ESRI 2030 ambitionne de relever en partenariat avec les acteurs institutionnels, économiques et associatifs, aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale.

Khadim Mbaye / Les Inspirations ÉCO

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