Maroc

Meknès : des équipements communaux loués à City Club suscitent la colère des habitants

Abdellah Bouanou, maire de la ville de Meknès a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux à la suite d’une décision pour la location de trois équipements communaux, réalisés en partie par l’INDH, au club privé de Fitness «City Club». Ce dernier investira 50 MDH pour l’aménagement de ces espaces jusqu’à présent abandonnés.

Le conseil communal de Meknès a examiné et approuvé à la majorité, durant la session ordinaire du mois de février, trois conventions de partenariat pour la gestion d’équipements communaux avec le club privé de Fitness «City Club», ce qui a suscité la colère des habitants de la ville. Les trois conventions approuvées concernent principalement la gestion et l’exploitation d’une piscine olympique et d’une piscine municipale à Bab Bouamair, et la gestion et la création d’installations sportives et de divertissement au parc Riad.


Les habitants appellent la commune à lancer un appel à manifestation d’intérêt pour la gestion de ces espaces, au lieu d’accorder leurs gestions à une entreprise privée dont le but est principalement commercial. Surtout que ces projets ont été réalisés en partie par l’Initiative nationale de développement humaine (INDH). «Les contrats approuvés comptent, entre autres, la mise à la disposition de City Club d’une superficie de 7 ha au niveau du parc Riad. Alors que le dernier plan d’aménagement de la ville prévoit la construction d’un grand théâtre et un musée au niveau de ce parc», nous explique un membre de l’opposition qui a voté contre ces projets de partenariats. Pire encore, l’une des clauses de cette convention de partenariat stipule que l’électricité et l’eau potable resteront à la charge de la commune, chose qui n’a pas été acceptée par les membres de l’opposition. Notant que parc Riad a été construit dans les années 2000 et s’étend sur une superficie globale de 12 ha. Lors de cette assemblée, Abdellah Bouanou, maire de la ville de Meknès, a précisé que la plupart de ces bâtiments, dont la piscine municipale, ont été abandonnés et ne peuvent plus être exploités dans leur état actuel. Quant à la piscine olympique, réalisée en 2018, Bouanou a rappelé que deux appels d’offres ont été lancés par la commune pour son exploitation, mais finalement, aucun n’a abouti. Il faut rappeler qu’une demande de City Club pour l’exploitation de la piscine olympique a été approuvée par le conseil en 2019, puis refusé par le gouverneur qui a demandé de revoir le cahier des charges avec la société. En tout cas, les trois conventions de partenariat validées par la commune ne prendront effet qu’après leur approbation par le gouverneur de la ville.

En termes de partenariat entre la commune de Meknès et City Club, ce dernier propose un loyer de 600.000 DH par an pendant 10 ans et compte investir 50 MDH, notamment la construction d’une piscine olympique, le réaménagement de la piscine existante et l’agencement de plusieurs terrains de sport. City Club va gérer ces infrastructures durant 10 ans, période après laquelle tous les investissements réalisés reviendront à la commune. 

Mehdi Idrissi / Les Inspirations Éco

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