Maroc

Maroc/ONU : une résolution onusienne favorable au Royaume

Le Conseil de sécurité proroge d’un an le mandat de la mission des Nations-unies et adopte la Résolution 2602 qui prend en compte les efforts déployés par le Maroc pour la sauvegarde de la paix.

La nouvelle résolution onusienne conforte la position de la diplomatie marocaine et appelle les autres parties à faire preuve de bonne foi en vue de trouver une solution à cette question traitée annuellement par les membres du Conseil de sécurité. L’instance décisionnelle de l’ONU a, en effet, décidé de proroger le mandat de la Minurso jusqu’au 31 octobre 2022. La nouvelle Résolution 2602, qui a été adoptée par 13 voix contre zéro, avec 2 abstentions (Fédération de Russie et Tunisie), a suscité les commentaires de 7 des 15 membres du conseil, indique l’Onu dans son rapport introductif de la nouvelle résolution, avant de préciser que «le mandat de la Minurso n’a pas fait l’objet d’un renouvellement consensuel depuis 2017». Le texte adopté rend hommage à Horst Köhler, ancien Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental, qui avait quitté ses fonctions en mai 2019, et se félicite de la nomination, il y quelques semaines, de son successeur, Staffan De Mistura. Comme les années précédentes, la résolution «souligne qu’il convient de parvenir à une solution politique réaliste, pragmatique, durable», qui repose sur le compromis, et qu’il importe d’adapter l’action stratégique de la Minurso et d’affecter les ressources des Nations-unies à cette fin. Le texte de la résolution adopté ajoute: «et mutuellement acceptable». En outre, le conseil dit appuyer pleinement les efforts que font le Secrétaire général et son Envoyé personnel «afin de parvenir à un règlement définitif» basé sur l’engagement de toutes les parties «dans le processus sur toute sa durée, dans un esprit de réalisme et de compromis, en vue de le faire aboutir».


Un appui international
Le nouveau texte adopté fait référence à l’annonce de la rupture du cessez-le-feu en novembre dernier par les séparatistes, rupture qu’il «constate avec une profonde inquiétude», de même qu’il se dit «préoccupé par les violations des accords en vigueur». Les États-Unis, qui ont regretté durant leur intervention l’absence d’unanimité du conseil, et ont convié ses membres à «discuter en privé des meilleurs moyens de soutenir les efforts du nouvel Envoyé spécial et ont appelé les parties à discuter et à collaborer avec la Minurso». Une solution politique est souhaitable mais elle dépend des différentes parties, ont-ils précisé, tout en ajoutant que «tous les membres du Conseil de sécurité avaient l’obligation d’encourager un dialogue constructif». Pour les États-Unis, de même que pour la France, qui a demandé le respect du cessez-le-feu, le Plan d’autonomie présenté en 2007 par le Maroc constitue une base sérieuse et crédible de discussion en vue de la reprise du dialogue. À souligner que la Résolution 2602 appelle explicitement les parties à faire preuve d’une plus grande volonté politique de parvenir à une solution, notamment «en examinant de façon plus approfondie leurs propositions respectives et en renouvelant leur engagement en faveur de l’action menée par les Nations-unies en faisant preuve de réalisme et d’un esprit de compromis, et encourageant en outre les pays voisins à contribuer au processus politique». La résolution demande également dans son 4e alinéa aux parties de reprendre les négociations sous les auspices du Secrétaire général, «sans conditions préalables et de bonne foi, en tenant compte des efforts consentis depuis 2006 et des faits nouveaux survenus depuis, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable». Selon l’ONU, le statu quo n’est pas acceptable, et qu’il est essentiel que les négociations progressent en vue de dégeler le processus des pourparlers.

Younes Bennajah / Les Inspirations ÉCO Docs

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