Maroc

Louardi cherche à motiver son personnel

Le ministère entame, à partir du mois d’octobre, la refonte réglementaire du système d’évaluation du rendement et de la motivation du personnel. Un guide d’utilisation des nouveaux outils d’évaluation devra précéder plusieurs décrets attendus pour la révision du cadre réglementaire.


«Le système actuel d’évaluation ne répond ni aux attentes des professionnels de la santé ni aux exigences institutionnelles dans ce domaine», c’est le constat amer formulé par la direction des hôpitaux au sein du ministère à propos du système d’évaluation du personnel de santé. Avec l’appui du Fonds mondial, le ministère devra entamer, à partir du mois d’octobre, la refonte réglementaire qui devra aboutir à l’élaboration de nouveaux décrets d’évaluation du rendement et de la motivation du personnel.

Le nouveau chantier de Louardi a été dicté par le diagnostic établi qui montre que «la question du rendement des professionnels de la santé n’est pas liée uniquement à leur effectif, mais aussi à leur motivation», souligne la feuille de route du ministère. L’actualisation du cadre juridique en vue d’initier un nouveau système d’évaluation et du rendement sera précédée par un état des lieux du système existant et l’élaboration d’un guide qui explicite l’utilisation des nouveaux outils d’évaluation qui seront adoptés avant la fin de cette année 2017. Les restrictions en matière de ressources humaines que ce soit sous forme de pénurie, d’affectation inappropriée ou de faibles performances compromettent la capacité d’avoir un système de santé optimal, selon l’argumentaire du ministère, qui ajoute que «la qualité du travail des professionnels conditionne la qualité des services et l’efficacité du système». À noter que la hausse des postes budgétaires du secteur durant les 4 dernières années a été remarquable et avec plus de 16.000 recrutements. Une cadence accélérée qui a obligé actuellement les responsables des ressources humaines au sein du ministère de revoir la grille d’évaluation et de la motivation. D’un autre côté, et plus de deux ans après l’adoption de la nouvelle carte sanitaire, l’impact tarde à se faire sentir pour les usagers des hôpitaux et des centres de santé.

En ligne de mire durant cette étape, l’optimisation des schémas régionaux de l’offre des soins qui pourront être revus avant la fin de cette année 2017, en fonction des changements qui affectent les prévisions relatives au nombre d’implantations et aux lieux où seront érigés les établissements de santé, ainsi que des besoins en ressources humaines par catégorie et en équipements biomédicaux lourds. 


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