Maroc

LF, Covid-19, inflation : la CGEM se projette en 2023

Après deux années qui n’ont pas été de tout repos, le patronat veut oublier le coronavirus et liste ses projets ambitieux pour 2023. 

L’heure est venue de tourner définitivement la page de la crise qui secoue le monde depuis deux ans et,d’ores et déjà, aborder 2023. C’est le principal message que la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a voulu transmettre à ses membres lors de son assemblée générale ordinaire (AGO) de vendredi, tenue sous la présidence de Chakib Alj. Sans tarder, la CGEM a d’ailleurs annoncé déposer ses propositions relatives à la loi de Finances 2023 auprès du ministère de l’Économie et des finances.


Le patronat souligne que lesdites propositions ont été formulées à l’issue d’un processus qui a démarré en février 2022, afin d’anticiper et d’intégrer toutes les demandes des fédérations. Alj, qui salue le “travail de qualité” réalisé par la Commission fiscalité et douanes et le groupe CGEM à la Chambre des conseillers, a révélé, dans la même foulée, que la Charte de l’investissement, qui est actuellement en cours d’opérationnalisation, est l’une des priorités majeures de la CGEM, soulignant que ce projet Royal, qui vise à créer 500.000 emplois, vient compléter l’ensemble des dispositifs d’accompagnement et d’incitation à l’investissement existants.

L’objectif est d’inverser la proportion d’investissement privé/public, pour atteindre 2/3 pour le privé et 1/3 pour le public à horizon 2035, a-t-il rappelé, relevant que le gouvernement affiche aussi un engagement fort, dans le cadre de cette charte, en faveur de plus de compétitivité pour les entreprises, que ce soit en matière de fiscalité, de foncier, d’accès à la commande publique ou de simplification des procédures administratives.

Pour ce qui est des délais de paiement, Alj a noté que la CGEM œuvre, depuis plusieurs mois, pour accélérer la promulgation de la loi modifiant et complétant la loi n°15-95 formant Code de commerce et édictant des dispositions particulières relatives à ces délais.  “Le patron des patrons” a, par ailleurs, évoqué le projet de réforme du décret relatif aux marchés publics.

«Nous suivons de près cette réforme, à travers une task force dédiée, pour qu’elle soit porteuse d’avantages pour les entreprises», a-t-il souligné avant de mettre l’accent sur le développement du «Made in Morocco», indiquant qu’un cahier de charges dédié ce label est en cours de préparation.

«Pour favoriser notre industrie et notre production nationale et réduire notre dépendance aux importations, nous travaillons actuellement avec le ministère de l’Industrie et du commerce sur un cahier de charges dédié au label Made in Morocco, dans le but d’octroyer aux entreprises un outil permettant de valoriser leurs produits et ce, dans le respect des spécifications techniques et des normes de sécurité en vigueur, et dans le but d’encourager la valeur ajoutée locale et de promouvoir la marque Maroc sur le marché domestique et à l’export », a-t-il dit.

Et de poursuivre : «J’invite tous les industriels à s’intéresser et à adhérer à ce label, qui couvrira toute la chaîne de valeur, allant de la production au consommateur final en passant par la distribution et la commercialisation». Alj a, en outre, relevé qu’à l’échelle internationale, la CGEM continue le déploiement de sa feuille de route pour accompagner les entreprises dans leur internationalisation et contribuer au rayonnement du Maroc comme destination d’investissement fiable.

«À cet effet, nous poursuivons notre étroite collaboration avec les patronats du monde entier et la mise en place de nouveaux partenariats et de nouveaux conseils d’affaires que je vous invite à rejoindre en fonction des marchés qui vous intéressent», a-t-il souligné.2

Il a également mis en avant le «travail de fond» mené avec «Business Europe», représentant du secteur privé européen, pour la modernisation de l’accord d’association Maroc-UE, qui date de 2000, afin que celui-ci prenne en considération les avancées du Royaume, réalisées ces 20 dernières années, sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI, ainsi que les nouvelles réalités économiques, notamment celles engendrées par la pandémie de Covid-19 et par les tensions en Europe de l’Est, comme la hausse des prix des matières premières et du fret.

«Notre objectif étant de permettre aux entreprises marocaines de saisir pleinement les nouvelles opportunités qui se présentent et de positionner notre économie dans les chaînes de valeurs mondiales et régionales», a-t-il fait savoir. De son côté, le vice-président général de la CGEM, Mehdi Tazi a mis en avant, à cette occasion, l’importance de la Charte d’investissement, exposant à cet effet ses différents objectifs.

Il s’agit, notamment, de la création d’emplois stables, de la réduction des disparités entre les provinces et les préfectures du Royaume en matière d’attraction des investissements, de l’accroissement de la part de l’investissement privé, national et international, dans le total des investissements réalisés,de l’amélioration de l’environnement des affaires et enfin de la facilitation de l’acte d’investir.

Cette AGO a connu l’approbation du rapport moral de 2021, du rapport financier relatif à la même année, du rapport du commissariat aux comptes sur l’exercice 2021 et des comptes et quitus à la présidence et au Conseil d’administration de la CGEM.

Khadim Mbaye / Les Inspirations ÉCO


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