Maroc

Le projet Waterfil, de quoi s’agit-il ?

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La joie et l’émotion étaient au rendez-vous au village d’Igri le samedi 13 novembre 2021. La cérémonie d’inauguration de ce projet a eu lieu ce samedi 13 novembre 2021, en la présence de Son Excellence Monsieur l’ambassadeur des Pays Bas au Maroc, du chef du cercle de Tahannaout, du caïd de Setti Fatma, du commandant de la brigade de la Gendarmerie Royale à Setti Fatma, du commandant des forces auxiliaires à Setti Fatma, du président du conseil territorial de Setti Fatma, ainsi que du directeur régional de l’environnement.

Ce jour marque la célébration de l’achèvement d’un projet, l’aboutissement d’une histoire, mais surtout le début d’une nouvelle vie. En effet, cette nouvelle vie est celle des villageois et de leur environnement. L’histoire commence en 2017, lorsque la jeunesse de JESA (Jesa Future Network – JFN), soucieuse de la problématique des eaux usées dans le milieu rural du Maroc, décide de s’engager et d’élaborer ainsi un projet social visant à améliorer la situation de la population d’un village, dans la collectivité de Setti Fatma, à travers le traitement de leur eau. S’ensuit la rencontre avec l’AAID en 2018 afin d’identifier précisément les besoins de la population du village d’Igri ainsi que de lancer les premières études techniques, fondamentales au montage du projet. Ce dernier est centré autour du traitement et de la réutilisation des eaux usées qui, épurées dans un premier temps, sont ensuite destinées à l’irrigation des cultures.


Armés de volonté, l’AAID et les JFN ont ainsi réussi à convaincre en 2019 l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas ainsi que JESA de soutenir financièrement et techniquement ce projet nommé Waterfil. Cette collaboration a renforcé l’engagement de tous et permis de sélectionner et de mettre en place une nouvelle génération d’écotechnologie nommée « Filtre à Sol ». Implémentée par la société GreenWatech, cette solution innovante est économique, écologique, sans consommation d’énergie, donc durable, et surtout adaptée à la topographie locale. En 2020, l’avènements de la pandémie a compliqué l’avancement du projet mais n’a pas pu, grâce au sacrifice de tous, empêcher l’achèvement de ce dernier. Enfin, nous pouvons maintenant être témoins du commencement de la nouvelle vie des villageois et du renouveau de leur environnement. Au cœur du Haut-Atlas, des centaines de villageois vont pouvoir améliorer leur condition de vie et de santé.

L’espoir aujourd’hui est de dupliquer cette expérience, à travers le royaume et le continent. Car ce qui a été prouvé par la volonté et l’engagement de tous les partenaires, est qu’ensemble nous pouvons améliorer le quotidien de tous et être des acteurs du développement durable.

Cette initiative comporte plusieurs aspects et impacts qu’il est important de citer :

• Traitement et réutilisation des eaux usées domestiques épurées pour l’irrigation des cultures. Protection des ressources en eaux superficielles et souterraines contre la pollution causé par le rejet des eaux usées domestiques brutes.

• Rationalisation des ressources en eau et préservation des eaux souterraines via la substitution de l’utilisation de l’eau douce pour l’irrigation par les eaux usées traitées, économisant ainsi de l’eau douce pour les usages domestiques et réduisant les factures d’eau d’environ 70 %.

• Intégration des principes de l’approche participatif, du développement durable et de l’économie circulaire au sein de la population rurale.

• Sensibilisation et le renforcement du rôle de la jeunesse et la femme en matière de préservation des ressources naturelles et l’éducation environnementale.

• Contribution à l’atténuation et l’adaptation aux effets des changements climatiques.

• Sensibilisation et amélioration des connaissances de la population cible en matière de gestion des eaux en créant ainsi une nouvelle génération responsable vis-à-vis des défis environnementaux.

• Création d’une plateforme éducative écologique illustrative du savoir-faire marocain qui pourra être utilisée pour l’animation des visites techniques.

La jeunesse de JESA (JFN) a été initiatrice et porteuse du projet. Grâce à sa ténacité, elle a réussi à assurer la contribution de JESA en tant que maître d’ouvrage délégué pour ce projet sur toutes ses phases. Elle a aussi usé de son temps personnel pour lancer l’appel d’offre de la STEP (Station d’épuration des eaux usées), son adjudication et le suivi des travaux. Enfin, JESA Institute et l’ambassade des Pays Bas ont contribué financièrement à ce projet.

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