Maroc

Le Maroc passe commande auprès de l’espagnole Navantia

Le Maroc renoue avec l’entreprise publique navale, Navantia, auprès de laquelle il passe une commande d’un navire patrouilleur de haute-mer, à la veille de la célébration du sommet bilatéral.

Le Maroc et l’Espagne viennent de franchir un nouveau pas en matière de coopération militaire, n’en déplaise aux agitateurs du discours belliqueux. Le royaume a confié à l’entreprise publique espagnole Navantia, la construction de son prochain patrouilleur de haute-mer, une commande de la Marine royale. Une sorte de riposte, sans tambour ni trompette, du Maroc à tous les détracteurs du rapprochement entre les deux pays voisins.


Selon un communiqué de l’entreprise publique espagnole, les deux parties, marocaine et espagnole, menaient, depuis septembre dernier, d’intenses négociations pour boucler ce contrat. C’est la ministre des Finances, Maria Jesus Montero qui a annoncé la nouvelle. La porte-parole du cabinet de Pedro Sanchez a fait part de cette annonce lors d’une visite au chantier naval, dans la baie de Cadix, où le bâtiment sera construit. Il s’agit d’un présent de grande valeur du Maroc à cette entreprise publique qui traverse une mauvaise passe, après la perte d’importantes commandes auprès du Canada, de l’Australie ainsi que des États-Unis. Selon la firme publique, ce projet nécessitera un million d’heures de travail et fournira de l’emploi à 250 ouvriers durant 3 ans et demi. Selon El Pais, il s’agit de la première commande d’un navire militaire après trois décennies de mise en veille. Le journal madrilène ajoute que le patrouilleur est de type OPV (Offshore Patrol Vessel), de 1.500 tonnes et de 80 mètres de longueur. Avec 80 membres d’équipage, il est doté d’une autonomie de 4.000 milles.

Parmi ses missions, la vigilance des côtes et les opérations de sauvetage. Son coût oscillera entre 120 et 150 millions d’euros selon les estimations des médias espagnols. Depuis un an, l’Espagne cherchait à conclure un accord du genre avec les autorités marocaines pour la construction de deux navires militaires. Un contrat d’une valeur de 272 millions d’euros. Pour le moment, le Maroc a passé commande pour la construction d’un seul navire. Mais la porte-parole du gouvernement espagnol s’est montrée optimiste, laissant entendre que cette première commande pourrait n’être qu’un début. La dernière coopération en matière d’équipement militaire naval entre Rabat et Madrid remonte à 1982, avec la conception espagnole de la corvette Lieutenant-colonel Rahmani, considérée comme un fleuron de la Marine royale marocaine.

Amal Baba Ali,  DNC à Séville / Les Inspirations Éco

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