Maroc

L’AMIMA insatisfaite du bilan peu positif

L’Association marocaine des importateurs de matériel agricole (AMIMA) semble insatisfaite du bilan 2017 des ventes de tracteurs agricoles neufs au Maroc.

Le bilan 2017 des ventes de tracteurs ne réjouit pas l’AMIMA qui le considère comme étant «légèrement positif». Acteur majeur du monde agricole au Maroc, notamment dans le secteur du machinisme, l’AMIMA relève un faible impact de la campagne agricole 2016-2017 sur le marché des tracteurs agricoles, qui n’a pu enregistrer qu’une légère augmentation par rapport à 2016, soit 22% pour s’établir à 2.350 unités seulement.


Bien que dépassant les 1.934 tracteurs agricoles construits en 2016, qui a enregistré le niveau le plus bas des ventes des 10 dernières années, soit une baisse de 35% par rapport à 2015 (2.941 unités), le volume de 2017 reste très timide en accusant un recul par rapport aux cinq dernières années. Aussi, il est considéré comme le volume le plus faible depuis l’avènement du Plan Maroc Vert (PMV) dont les subventions ont soutenu de manière effective les agriculteurs en termes de mécanisation des exploitations.Des aides étatiques qui ont constitué un levier important dans le développement de la mécanisation et permis au secteur de connaître une croissance notable, selon l’AMIMA.

Lesdites subventions étatiques ont de surcroît permis de limiter l’importation de vieux matériels d’occasion, «souvent obsolètes» et participé à la modernisation du parc matériel.

Optimisme douteux pour 2018

Le début d’année 2018 serait le signe d’une reprise d’activité légèrement intéressante. En effet, à fin février 2018, le secteur a connu une augmentation de 20% par rapport à la même période de l’année écoulée pour ainsi s’établir à 266 unités contre 219 unités en 2017.

Cela dit, cette évolution timide n’est pas le gage d’une année 2018 plus fructueuse. C’est pourquoi des discussions sont en cours entre les professionnels et le ministère de l’Agriculture afin de mettre à jour le référentiel des subventions en vue d’assouplir les procédures d’octroi car malgré les aides étatiques, le taux de mécanisation estimé actuellement à 0,4ch/ha reste en deçà des objectifs fixés par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le PMV, soit 1ch/ha.

Le financement toujours indispensable

Le financement demeure un facteur essentiel pour répondre aux besoins des agriculteurs par la voie de la mécanisation agricole. Dans ce sens, l’AMIMA envisage la révision de la Convention signée en 2013 avec le Crédit Agricole du Maroc. L’objectif étant de redynamiser le secteur, d’améliorer le taux de mécanisation et d’assouplir davantage le financement aux agriculteurs. Ces derniers gardant espoir que la nouvelle convention soit mise en vigueur avant le SIAM 2018.

Dans le même ordre d’idées, l’AMIMA réitère son engagement de multiplier les partenariats avec toutes parties prenantes afin de procurer un terrain propice aux professionnels de l’agriculture, notamment dans le secteur du machinisme.

Cela dit, et selon notre interlocuteur à l’AMIMA, la baisse des ventes est due à plusieurs autres facteurs, dont la baisse de la pluviométrie et le risque de sécheresse qui n’encourage pas les fellahs à investir dans le machinisme agricole. Viennent ensuite l’accès au financement pour les agriculteurs et le marché de l’occasion. 

Cela dit, il y a lieu de noter que depuis l’octroi des subventions en 2013, année pic des ventes des tracteurs neufs, le taux de vente a baissé de manière criarde durant les cinq années suivantes ! 


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