Maroc

Énergies renouvelables: Le Sénégal veut marcher sur les pas du Maroc

La centrale solaire Noor, récemment inaugurée à Ouarzazate./DR

Les autorités sénégalaises ont profité du Forum Afrique Développement pour échanger avec les responsables de l’Agence marocaine de l’énergie solaire (MASEN). Objectif: nouer un partenariat de développement dans ce domaine.

Les 13 conventions de partenariats orientées vers le développement humain et les investissements prioritaires (hydraulique, pêche, énergie, immobilier, tourisme, santé, services), signées entre le Sénégal et le Maroc, commencent à prendre forme.

En effet, le Sénégal compte bien s’inspirer de l’expérience marocaine sur la gestion des énergies renouvelables. Le directeur général du Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS) a profité du Forum Afrique Développement, à Casablanca, pour échanger avec les responsables de l’Agence marocaine de l’énergie solaire (MASEN). Amadou Hott veut ainsi voir comment répliquer le modèle marocain en matière d’énergie solaire au Sénégal. Il s’agit, selon lui, de «nouer un partenariat de développement de l’énergie solaire, notamment la structuration du financement pour mettre en avant les financements innovants».

En annonçant son intention de développer l’énergie solaire en partenariat avec la Banque mondiale, le Sénégal veut répondre à une demande croissante en électricité de la population, dit-il.

En matière d’énergies renouvelables, le Maroc, à travers l’Office nationale de l’eau et de l’électricité (ONEE), n’est pas en terrain inconnu au Sénégal. En 2008, l’ONEE avait remporté l’appel d’offres lancé par la Banque mondiale pour la construction du réseau électrique, sa distribution et sa gestion à Saint-Louis, Dagana et Podor au Sénégal. Cet investissement, étalé sur 25 ans, a nécessité une enveloppe de 160 MDH.

Cette expérience du Maroc en énergies renouvelables, comme en témoigne son projet de centrale solaire Noor à Ouarzazate, ferait du royaume chérifien un carrefour énergétique entre le Maghreb et l’Afrique. C’est ce qui fera dire d’ailleurs à Birima Mangara, ministre en charge du Budget (Sénégal) que le «continent dispose d’énormes potentialités». Il a, dans ce sens, réaffirmé la disponibilité du Sénégal à «contribuer aux ambitions d’une Afrique prospère où le secteur privé aura un rôle central à jouer».

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