Maroc

En bas âge, cardiaques… ces enfants pour qui luttent Les bonnes oeuvres du coeur

A l’heure du confinement, les services de pédiatrie de l’hôpital universitaire international Sheikh Zayed à Rabat, voient défiler nombre de mamans qui se voient éloignées de leurs proches, afin de rester au chevet de leurs nouveaux nés atteints de maladies cardiaques. Venant des quatre coins du pays, elles sont armées d’espoir et de promesse qui leur est faite par l’association Les bonnes oeuvres du coeur.

Doha est l’une de ces mères. Issue de Sefrou, Doha est aux côtés de sa fille Ilham qui n’a pas encore atteint ses 6 mois et qui souffre d’une malformation septale et de problèmes cardiovasculaires. Les services de santé à Fès lui ont recommandé de s’adresser à une structure hospitalière disposant de capacités logistiques et médicales nécessaires pour l’opération chirurgicale dont a besoin son enfant, intervention dont le coût dépasse les 80.000 DH.


Doha explique que cette somme était trop énorme pour être prise en charge par elle ou son époux.  Le couple a ainsi sombré dans le désespoir de voir l’état de son bébé se détériorer de jour, jusqu’à ce que le hasard d’une conversation avec une voisine fasse découvrir à Doha l’existence d’une association: Les bonnes oeuvres du coeur.

Cette association a pris connaissance de la situation de cette famille et a promis à Doha de rendre en charge le coût de l’opération à l’hôpital Sheikh Zayed. Tout est aujourd’hui prêt pour que Ilham puisse bénéficier de son intervention chirurgicale. Il ne manque que de trouver des donneurs de sang pour sauver la vie de la petite, d’autant son groupe sanguin est rare.

Dans la chambre voisine, Youssef (3 mois) est dans les bras de sa mère. Ils viennent de Sidi Slimane, et retourneront prochainement chez eux. Il y a un mois, des problèmes artériels ont été détectés chez le petit Youssef. Les bonnes oeuvres du coeur lui ont sauvé la vie en prennant en charge une opération réussie.

Le professeur Younes Chikhawi, chef du service de chirurgie pédiatrique de l’hôpital Cheikh Zayed à Rabat, indique qu’il reçoit plusieurs cas urgents qui se trouvent dans la même situation. Sans couverture médicale, et devant l’urgence de sauver la vie de leurs petits, ces parents sont désemparés.

Le professeur Chikhawi explique que les raisons du coût élevé des opérations est dû au matériel et aux gaz dont le nourrisson a besoin pendant l’opération, ainsi qu’aux charges du  personnel médical qui assure un suivi régulier de la situation. C’est ce qui l’amène à contacter Les bonnes oeuvres du coeur pour intervenir et prendre en charge ces frais de fonctionnement, lorsqu’ils ne peuvent être supportés par les familles.

Mounira Tiyal, membre de l’association Les Bonnes oeuvres du coeurs, commente pour sa part que son association fait tout pour ne pas refuser la demande d’une famille dans le besoin, ce qui allonge la liste des bénéficiaires. Tayal souligne que la situation la plus difficile à laquelle elle est confrontée est la nécessité d’effectuer des opérations cardiaques pour les nourrissons et les nouveau-nés à un âge très précoce (avant d’atteindre 6 mois), notant que l’ensemble du travail de l’association dépend des dons de philanthropes pour sauver la vie de ces nourrissons, tout en soulignant en même temps que les dons n’ont lieu qu’après que le donateur a obtenu le dossier médical et les détails de l’opération afin d’assurer la transparence entre le donateur et l’association.


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