Maroc

Eaux de baignade : 29 plages interdites cet été

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Le Département de l’environnement du ministère de l’énergie, des mines et de l’environnement, a présenté, vendredi dernier, les résultats de son programme national de surveillance de la qualité de eaux de baignade et du sable des plages du royaume. Il en ressort que 29 plages situées dans les régions Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kénitra sont interdites à la baignade cet été. Les détails.

L’été, qui marque le démarrage de la saison estivale, commence officiellement aujourd’hui, lundi 21 juin ! Comme à l’accoutumée, le Département de l’environnement, relevant du ministère de l’énergie, des mines et de l’environnement, présente, quelques jours auparavant, les résultats de son programme national de surveillance de la qualité de eaux de baignade et du sable des plages du royaume.


Cette année encore, Mohamed Benyahya, le Secrétaire général du Département de l’environnement et son équipe n’ont pas failli à la tradition. Ils ont organisé une conférence de presse, vendredi dernier, pour présenter les résultats de la surveillance de la qualité des eaux de baignade et du sable des plages. L’objectif étant d’informer les citoyens et citoyennes mais également les promoteurs touristiques sur les plages à éviter cet été, à cause du non respect des normes de salubrité en vigueur.

Le programme a concerné 175 plages
Cette année, le programme de surveillance a enregistré un important bond en avant, puisque le nombre de plages scrutées a atteint 175 (461 stations) en 2020, contre 79 en 2002 et seulement 18 en 1993. Sur ce total, les résultats ont montré que 87,06% des stations sont conformes avec l’enregistrement d’une augmentation de la catégorie «Excellente », ce qui reflète les efforts déployés notamment en matière d’assainissement liquide et infrastructures sanitaires par les acteurs, les opérateurs et les gestionnaires des plages pour l’amélioration de la qualité des eaux de baignade. Par contre, 12,94% des stations sont non conformes, ce qui représente 55 stations, réparties sur 29 plages situées dans les régions Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kénitra, Souss-Massa et Dakhla-Oued Ed Dahab (voir tableau).

Les principales causes de dégradation de ces plages, interdites donc à la baignade cet été, sont dues à l’influence des rejets d’eaux usées et les apports des Oueds et des cours d’eau, conjuguées à l’insuffisance des infrastructures d’hygiène in situ. À signaler que l’évaluation et la classification de la qualité des eaux de baignade des plages se fait conformément à la norme marocaine NM.03.7.199, qui vise à instaurer une gestion proactive de la qualité des eaux de baignade. En effet, elle est fondée sur une classification des eaux de baignade basée sur le traitement statistique des résultats des quatre dernières années, à savoir 2017, 2018, 2019 et 2020 et suivant quatre catégories de qualité : «Excellente», «Bonne», «Suffisante» et «Insuffisante». Les plages et stations classées dans les trois premières catégories citées sont conformes à la baignade ; tandis que les autres notées «insuffisantes » sont non conformes à la baignade.

À noter que les seuils de conformité sont plus sévères que l’ancienne norme. En effet, la nouvelle norme intègre l’élaboration de profils de gestion des eaux de baignade. Des profils qui consistent, d’une part, à identifier les sources de pollution susceptibles d’avoir un impact sur la qualité des eaux de baignade et pouvant affecter la santé des baigneurs ; et d’autre part, de proposer des plans d’action et de gestion en tant qu’outils d’aide à la prise de décision. Au total, 161 profils des eaux de baignade ont été réalisés jusqu’à 2020, dont 26 ont fait l’objet d’une actualisation selon les exigences de la nouvelle norme.

Pas de crainte à propos de la qualité du sable
Concernant le sable, le Département de l’environnement a fait la surveillance de la qualité au niveau de 60 plages, où il a initié des campagnes de prélèvement du sable pour analyses physico-chimiques et mycologiques (différents dermatophytes) et des campagnes de typologie des déchets marins des plages. Selon les résultats des analyses chimiques du sable, seules des traces bénignes de certains éléments ont été enregistrées sans dépasser les seuils de référence. Alors que la qualité mycologique a révélé la présence de quelques champignons au niveau de certaines plages, champignons qui ne présentent pas non plus de risque pour la santé.

S’agissant des déchets marins trouvés dans les plages, ils sont à près de 86% constitués de «plastique/polystyrène» au niveau national. Des « mégots et filtres de cigarettes », « bouchons et couvercles en plastique » et « emballages de chips /de friandises / baguettes de bonbons » ont été également trouvés.

Ces derniers se positionnent en tête du classement des TOP 10 et représentant à elles seules 61% de la totalité des déchets collectés au niveau national. Rappelons que le département de l’Environnement assure annuellement la surveillance de la qualité des eaux de baignade et du sable des plages marocaines, en partenariat avec plusieurs acteurs notamment : la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement, le ministères de l’Intérieur, de l’Équipement et de la Santé ainsi que la Protection civile et la Gendarmerie. Les résultats annuels de cette surveillance sont présentés à la presse et aux mass-médias au début de chaque saison estivale. Ils sont également disponibles sur le site web du Laboratoire national des études et de surveillance de la pollution (LNESP). 

Aziz Diouf / Les Inspirations Éco

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