Maroc

Décharges sauvages: l’État dope le budget de réhabilitation

Près de 6 MMDH seront alloués à la réhabilitation des décharges sauvages et à la généralisation des centres d’enfouissement et de valorisation.

Le respect des exigences imposées par la Charte de l’environnement s’opère lentement mais sûrement, en matière de réhabilitation des décharges sauvages. Les dernières données dévoilées par le ministre de l’Énergie, des mines et de l’environnement, Aziz Rabbah, indiquent que 20 nouvelles décharges seront aménagées dans plusieurs villes, et que le plan d’action pour la période 2021-2024 devra régler les problèmes qui persistent au sein de 47 décharges sauvages.


«Le domaine de la gestion des décharges nécessite une bonne gouvernance, notamment en raison de l’incapacité des collectivités territoriales à gérer seules ce dossier. Ceci n’empêche pas de dire que plusieurs collectivités ont réussi, dans plusieurs régions, à transformer ces décharges en espaces verts», a affirmé Rabbah aux élus de la deuxième instance législative.

Autres données relatives au programme de généralisation des centres d’enfouissement et de valorisation (CEV): le bilan d’étape montre que le taux de réalisation a atteint 63%, avec 53 décharges jusque-là intégrées au circuit légal de collecte des déchets ménagers. Il est à noter que les communes produisent près de 80% de ceux-ci, mais le marché des ordures n’adopte pas pour autant une posture plus respectueuse des exigences sanitaires et environnementale. Il faut aussi dire que le taux de recyclage n’arrive pas à dépasser 20%, alors que la réalisation des centres de valorisation au profit de tous les centres urbains devrait atteindre les 100% avant fin 2021.

D’importants moyens financiers
La dotation réservée au plan d’action pour la période 2021-2024 se base essentiellement sur la généralisation des plans directeurs de gestion des déchets ménagers et assimilés à toutes les préfectures et provinces. Le budget dédié à la réalisation et à l’exploitation des décharges contrôlées avoisine 15% du Programme national des déchets ménagers (PNDM), sans oublier que la réhabilitation et la fermeture des décharges sauvages en absorbent annuellement près de 7%.

Pour rappel, les projets faisant l’objet d’un financement conjoint devront impérativement être assortis d’un plan d’action prenant en compte les aspects sociaux minimum, notamment l’amélioration des conditions sanitaires et de travail des chiffonniers au sein des décharges, tout en respectant les modalités techniques et les normes validées par le cahier des charges. L’État cherchera aussi, durant les trois prochaines années, à accélérer le démarrage des nouvelles décharges dans un cadre permettant aux collectivités territoriales d’élaborer des plans communaux et régionaux prenant en compte la dimension environnementale capitale de la réhabilitation des décharges sauvages. 

Younes Bennajah / Les Inspirations Éco

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