Maroc

CHU. Que prévoit le plan d’urgence ?

Une nomenclature commune des médicaments et des dispositifs médicaux pour l’ensemble des CHU est à mettre en place. Une commission au sein du ministère se chargera du recensement du patrimoine de chaque CHU.


La gouvernance des CHU revient en tête des priorités du département de la Santé durant ce 2e trimestre de l’annéae 2019. Pour mener à bien le plan d’action qui devra s’appliquer en vue d’améliorer la gouvernance des centres hospitaliers et mettre à niveau les conditions de travail des professionnels de la santé, une réunion a eu lieu au sein du ministère avec l’Alliance des CHU ainsi qu’avec d’autres intervenants comme l’ANAM et l’Institut Pasteur. La problématique centrale reste évidemment liée à la coordination entre les CHU et les directions centrales et régionales du département de la Santé dans l’optique d’améliorer les services médicaux.

Le plan d’action
Plusieurs résolutions ont été prises durant cette réunion. Il s’agit d’abord de l’élaboration d’un guide méthodologique du projet d’établissement hospitalier (PEH) par l’alliance «et de le communiquer au ministère de la Santé et à celui de l’Économie et des finances», indique le compte rendu de la réunion. L’alliance des CHU s’est engagée à mettre en place le contrôle a posteriori en 2020 au lieu du contrôle a priori, «avec un atelier qui sera tenu par la Direction de la planification du ministère». En ligne de mire se trouve aussi l’adoption des pôles d’excellence et des centres de référence, «de façon à ce que chaque CHU présente un ou plusieurs projets d’excellence et des centres de référence», indique la feuille de route adoptée.

Il est à préciser que le choix des pôles d’excellence ainsi que leur mode d’accompagnement seront déterminés de manière conjointe par le ministère de la Santé et celui des Finances. Pourtant, la grande priorité reste liée à la définition d’une nomenclature commune des médicaments et des dispositifs médicaux à tous les CHU, «en vue de procéder à l’achat groupé», indique le département de tutelle.

Avant cela, un recensement au niveau de l’ensemble des CHU sera entamé. «En attendant la création d’une commission réglementaire au niveau du ministère de la Santé pour discuter du patrimoine de chaque centre», c’est le volet de l’intéressement des ressources humaines qui devra aussi entamer de nouvelles procédures. Plusieurs propositions ont été formulées lors de cette réunion, essentiellement les référentiels d’accréditation des stages ainsi que l’octroi aux directeurs des CHU du droit de nommer les chefs de services cliniques et de définir la durée de leur mandat. commission réglementaire au niveau du ministère de la Santé pour discuter du patrimoine de chaque centre», c’est le volet de l’intéressement des ressources humaines qui devra aussi entamer de nouvelles procédures. Plusieurs propositions ont été formulées lors de cette réunion, essentiellement les référentiels d’accréditation des stages ainsi que l’octroi aux directeurs des CHU du droit de nommer les chefs de services cliniques et de définir la durée de leur mandat. Le département de la Santé veut amorcer durant les prochains mois son programme destiné à compenser la faiblesse de l’offre sanitaire par l’activation des solutions alternatives qui ont été décidées, dont notamment la création des unités d’urgence mobiles ainsi que la création de pôles régionaux spécialisés. L’État compte surtout agir face aux problèmes qui engendrent souvent la frustration des usagers avec en ligne de mire la lutte contre la pénurie des ressources humaines, les problèmes d’accessibilité, l’hygiène et la sécurité au sein des établissements de santé. Enfin, au niveau des objectifs, le gouvernement projette de passer de 60% actuellement à 100% d’accès aux services des médecins publics d’ici 2021.


Trois instances de gouvernance projetées

Il s’agit de l’Instance nationale consultative chargée de la coordination entre les secteurs public et privé, l’Agence nationale des médicaments et des produits de santé et la mise en place des commissions régionales d’inspection. Ces nouvelles structures de pilotage forment l’ossature du plan d’action projeté pour les 4 prochaines années et devront faciliter la tache du gouvernement pour combler le défi cit en matière d’accès aux soins, le manque cruel de ressources humaines et la faiblesse des ressources budgétaires. Pour sa part, la proposition de loi relative à l’instauration du Conseil consultatif de la santé a entamé le circuit législatif en janvier 2019 à la 1re chambre. Pour ne pas le cantonner dans le rôle d’un simple émetteur d’avis, le projet de statut du conseil l’autorise à mettre en place les mécanismes lui permettant d’assurer le suivi de ses recommandations avec une exigence imposée aux établissements qui détiennent les statistiques de faciliter les missions du conseil et de lui apporter assistance dans les meilleures conditions.

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