Maroc

Casablanca traque les faux taximen

Depuis quelques semaines, les services sécuritaires de la ville procèdent à un contrôle rigoureux des papiers de tous les taxis en circulation. Des réunions régulières sont prévues avec tous les intervenants du secteur.

À Casablanca, la guerre contre les taxis «clandestins» est lancée. Depuis quelques semaines, les services sécuritaires de la ville procèdent à un contrôle rigoureux des papiers de tous les taxis en circulation. Des réunions régulières sont prévues avec tous les intervenants du secteur, confient des sources informées. Toutefois, ces mêmes sources préfèrent garder le motus sur le nombre  exact de «faux chauffeurs» opérant dans la ville. Nos sources assurent  néanmoins que les responsables entendent coûte que coûte assainir le secteur. «Les policiers traquent ces «faux chauffeurs». 


Les chauffeurs doivent justifier de tous les papiers pour exercer la profession», précise-t-on. Une chose est sûre. Le sujet semble animer les discussions dans les milieux professionnels. C’est que des chauffeurs de taxis, des «faux», circuleraient dans les rues casablancaises et suscitent, depuis, plusieurs semaines, de fortes inquiétudes dans le secteur, selon des professionnels, lesquels soutiennent qu’un nombre important de «faux chauffeurs» seraient déjà connus des services de police. Plusieurs taximen sondés par les Inspirations ÉCO ne cachent pars leur colère, s’inquiétant pour l’image de la profession. Il y a quelques semaines, par exemple, l’histoire de «faux chauffeurs de taxis» avait fait la Une des journaux. Ceux-ci se servaient de cette couverture pour attirer les clients dans leurs filets et les agresser.  Une enquête a été lancée par les services de police, à la suite de plaintes pour vols et agressions contre ces deux faux chauffeurs de taxis, lesquels ont sévi pendant plusieurs jours dans les artères casablancaises. Finalement, les limiers de la police judiciaire ont pu mettre la main sur les individus recherchés.

À en croire des sources professionnelles, ces deux affaires ne feraient pas l’exception. Le phénomène serait même inquiétant, selon Abdelhak Laabouki, membre du Syndicat du transport (grands et petit taxis) relevant de l’UMT. «Nous saluons cette opération lancée par les services sécuritaires. Il y a, en effet, des taxis qui opèrent dans le secteur sans aucune autorisation, avec la particularité qu’ils ont le même numéro d’agrément qu’un taxi autorisé. Ce sont des taxis qui ne circulent pas dans le bon périmètre, relativement auxdites autorisations que présentent les taxis en règle», détaille Laabouki. Le syndicaliste ajoutera que «ce phénomène existe depuis un certain temps déjà. D’ailleurs, cela fait deux ans que le syndicat a interpellé les responsables sur ce problème». Ce sont ces véhicules, souligne le même professionnel, qui sont concernés par les traques organisées dernièrement dans la région de Casablanca-Settat. «Au sein de notre syndicat, on estime le taux de chauffeurs de taxis exerçant dans l’illégalité à 13% sur un parc de 6.000 de grands taxis que compte aujourd’hui Casablanca», selon le même professionnel.

Concernant les petits taxis, un autre professionnel soutient que des chauffeurs de taxis ayant bénéficié de subventions pour le renouvellement de leur véhicule n’auraient pas remis celui-ci à la casse, ce qui fait dire à notre source -ayant requis l’anonymat- que «certains de ces véhicules continuent de circuler dans les rues de Casablanca». Et de conclure que «ce n’est que durant la deuxième phase de ce programme de subventions que l’on a commencé à prendre en compte ce problème, et que les anciens véhicules ont été effectivement remis à la casse». Notons que les chauffeurs de taxi doivent évidemment disposer d’un permis de conduire, d’un permis de confiance. Mais auparavant, ils doivent passer un examen pour pouvoir exercer la profession de chauffeur de taxi. Ce métier ne doit pas être exercé par des personnes ayant commis des délits graves ou ayant fait de la prison pour vol ou agression sexuelle. Or, déplorent des professionnels, certains chauffeurs ont un casier judiciaire bien garni et sur lequel figurent, bien fréquemment hélas, des condamnations très lourdes.   

Rejoignez LesEco.ma et recevez nos newsletters


Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page