Politique

PJD : le parti encore groggy par la défaite

Après la démission collective des membres de l’instance dirigeante du PJD, une session extraordinaire est programmée pour le 18 septembre, en vue de prendre les nouvelles résolutions adaptables au nouveau statut du parti après la cuisante défaite des élections de mercredi dernier.

Après la décision prise par le secrétariat général démissionnaire du PJD de porter la casquette de l’opposition durant le prochain mandat, une session extraordinaire du conseil national du parti est attendue le 18 septembre. L’objectif est «d’évaluer de manière globale les échéances électorales et de prendre les décisions adéquates», peut-on lire dans le compte-rendu de la dernière réunion du secrétariat général du parti de la lampe.


La réunion sera suivie par la tenue d’un congrès extraordinaire, qui devra désigner un nouveau secrétaire général. Il faut dire que les statuts du parti ont dicté la position prise par le secrétariat général, qui a accordé au conseil national le rôle de gérant de cette période transitoire jusqu’à la mise en place des nouvelles instances décisionnelles au sein du parti de la lampe. L’appel à la réunion du parlement vise aussi à assurer l’unité du parti durant cette période difficile de sa vie, comme l’indique un membre du conseil national, qui ajoute que le «PJD respecte la volonté populaire et comprend les facteurs qui ont abouti à ces résultats, abstraction faite du message envoyé par les citoyens à travers les urnes, et des détails».

L’enjeu est donc de permettre au parti de se placer rapidement sur l’échiquier politique avec le statut de parti de l’opposition parlementaire. Dans leur argumentaire, les anciens membres ont précisé que le passage à l’opposition «demeure le positionnement naturel du parti durant cette étape». La décision, qui a été prise par le secrétariat général, lors de sa dernière réunion, donne un aperçu sur l’ambiance qui prévaudra à la prochaine session du conseil national, notamment au niveau de la réaction des grands militants du parti, suite à la cuisante défaite aux élections du 8 septembre. Il faut dire que le conseil national est également habilité à se prononcer sur les statuts du parti, vu les prérogatives qui en découlent, de même que son président est habilité à gérer cette période transitoire.

L’onde de choc toujours pas estompée

Même si la balle est actuellement dans le camp du président du conseil national du PJD en vue d’assurer l’unité du parti durant cette étape, le contexte vécu actuellement par la formation ne laisse pas présager une transition sans risques majeurs sur l’avenir du parti. En effet, avec 13 sièges à la Chambre des représentants et 777 sièges au sein des instances régionales et communales, la place du PJD sur la scène politique nationale a été profondément remise en question, après le verdict des urnes qui a opté pour un renouvellement profond de la carte politique. Le parti est actuellement confronté à plusieurs défis, dont celui de sauvegarder son unité mais aussi de tracer une feuille de route précise qui s’adapte à son statut de parti minoritaire. Ceci ne semble pas du tout aisé pour un parti qui a été le chef de file de la majorité pendant deux mandats successifs, et qui a des relations relativement tendues avec les principales formations qui ont bénéficié de la confiance populaire durant le scrutin du 8 septembre.

Younes Bennajah / Les Inspirations ÉCO

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