Politique

Fès : Bekkali prend les rênes de la mairie

Une alliance de quatre partis vient de tirer le tapis sous les pieds de l’ex-maire Hamid Chabat qui rêvait de reprendre les rênes du Conseil de la ville de Fès. Une coalition régionale des élus du RNI, de l’Istiqlal, du PAM et de l’USFP a accordé la présidence de la commune de la ville au RNI, le Conseil de la région revenant au parti de l’Istiqlal.

Le nom du nouveau président du Conseil communal de Fès est désormais connu. Après moult tractations politiques, c’est le Rniste Abdeslam Bekkali, ancien vice-maire de Fès (à gauche sur la photo), ex-président de l’arrondissement de Jnane El Ouard et ex-délégué provincial de la Santé qui a été nommé président de la commune. Il se dit qu’il aurait réussi à décrocher une recommandation politique de la part d’Aziz Akhannouch, secrétaire général du parti du RNI et nouveau Chef du gouvernement.


La coalition régionale des élus du RNI, de l’Istiqlal, du PAM et de l’USFP a donc accordé la présidence de la commune de Fès au candidat du parti de la colombe. Rappelons que les résultats définitifs du triple scrutin du 8 septembre 2021 ont placé le RNI, le Front des Forces Démocratiques (FFD), le PI et le PAM en tête des élections communales de Fès. Les scores obtenus s’élevant à 17 sièges (sur les 91 que compte cette commune urbaine) pour le RNI, 13 chacun pour le FFD et le PI et 12 pour le PAM, selon les résultats définitifs annoncés par la préfecture de Fès, après dépouillement de la totalité des voix.

Le PJD occupe, quant à lui, la cinquième place avec 10 sièges, suivi par l’USFP (9), le PPS (5), le MP (4), l’Alliance de la Fédération de Gauche-AFG, le Mouvement Démocratique et Social-MDS et le Parti Socialiste Unifié-PSU (2 sièges chacun). L’UC et le Parti de l’Équité-PE n’ont obtenu qu’un seul siège chacun. À noter que l’ancien maire de la ville de Fès, Hamid Chabat, a dominé les élections communales dans l’arrondissement de Zouagha-Bensouda, pour le compte du parti FFD, avec 4.124 voix, suivi par le RNI (3.356), l’Istiqlal (2.327), le PPS (1.188), le PJD (1.546), l’USFP (1.145) et le PAM (1.173). Malgré les 13 sièges remportés sous les couleurs du FFD, le rêve de l’ancien maire de Fès de reprendre les rênes du Conseil de la ville s’est évaporé, surtout après la charte d’honneur signée par les élus des quatre partis arrivés en tête. Ces derniers se sont mis d’accord pour constituer une large majorité en vue de gérer les affaires de la ville. En vertu du même accord, la présidence de la commune reviendrait au RNI, ainsi que les postes des deux premiers adjoints au maire. Le PAM et l’Istiqlal occuperont trois postes d’adjoints chacun. Les deux postes restants et le secrétariat du conseil reviendraient à l’USFP. Actuellement, les signataires de la charte totalisent 51 sièges sur un total de 91.

Pour sa part, le secrétariat provincial du PJD a indiqué qu’il n’est pas concerné par les consultations concernant la formation des conseils communaux de Fès. Le parti sortant de la présidence du Conseil de la ville affirme avoir appelé tous ses militants à voter contre le «retour, à la gestion de la ville, des symboles de rente». Pour mémoire, la Commune de Fès compte six arrondissements, à savoir Agdal, Saiss, Fès-médina, Jnane El Ward, Zouagha et Marininyine. Les listes en lice concourraient pour 13 sièges à Agdal, 16 à Saiss, 12 à Fès-Médina, 16 à Jnane El Ward, 17 à Zouagha et à Marininyine. C’est le même constat dans la préfecture de Meknès où le PI, le RNI et le MP occupent les trois premières places aux élections communales. Selon les résultats définitifs proclamés, le PI a occupé la première place, en raflant 136 sièges sur les 482 que comptent les 297 circonscriptions de la préfecture, suivi du RNI avec 113 sièges et du MP (107). 

Mehdi Idrissi / Les Inspirations ÉCO

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