Monde

Incarcération du beau-frère du roi d’Espagne

La monarchie espagnole n’épargne pas les siens. Le beau-frère du roi d’Espagne n’a pas échappé à la justice espagnole.

Cinq (5) ans et dix mois, telle est la durée que passera le beau-frère du roi d’Espagne, Iñaki Urdangarin, après sa condamnation, ce lundi 18 juin, pour détournement de fonds.
Le mari de l’infante Cristina s’est présenté vers 08h00 (06h00 GMT) à la prison de Brieva, une localité située à une centaine de kilomètres au nord de Madrid, a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’administration pénitentiaire.

Comme les autres condamnés en liberté, Urdangarin (50 ans) a eu le seul et unique privilège de choisir lui-même l’établissement dans lequel il passera la durée de sa peine.
La prison choisie par le beau-frère de Felipe VI est un petit établissement d’une capacité d’accueil de 162 personnes, réservé principalement aux femmes, mais disposant d’un pavillon pour les hommes, qui était jusqu’à son arrivée inoccupé. Après sa condamnation en appel, mardi, la justice lui avait donné jusqu’à lundi soir à minuit (22h00 GMT) pour se rendre en prison.

Le feuilleton judiciaire entamé au début des années 2010 et qui a terni l’image de la monarchie espagnole se termine donc derrière les barreaux pour l’ex-«gendre idéal» de l’ancien roi Juan Carlos.

Urdangarin avait été condamné en première instance en février 2017 par le tribunal de Palma de Majorque (archipel des Baléares) à six ans et trois mois de prison pour avoir détourné, avec un associé, entre 2004 et 2006, des subventions attribuées à la fondation à but non-lucratif, Noos qu’il présidait. Une peine légèrement revue à la baisse à cinq ans et dix mois en appel par la Cour suprême de Madrid.

Urdangarin dispose toujours d’un recours possible devant le tribunal constitutionnel, qui n’est toutefois pas suspensif pour les peines supérieures à cinq ans, selon la jurisprudence observée jusqu’ici par cette instance. L’incarcération d’Urdangarin intervient alors que Felipe VI est en visite officielle aux États-Unis où il doit rencontrer le président américain, Donald Trump mardi. Interrogée, la semaine dernière après la condamnation d’Urdangarin, la maison royale s’était contentée de faire part de son «respect absolu pour l’indépendance du pouvoir judiciaire».

L’enquête impliquant Urdangarin avait démarré au début des années 2010, alors que l’Espagne s’enfonçait dans la crise économique.

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