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Climat : l’UE envisage de nouveaux mécanismes d’évaluation

L’Union européenne veut de renforcer les instruments évaluant l’impact du climat sur l’économie, l’environnement et la santé. Il est également question de créer un «observatoire spécialisé» pour analyser les risques sur la santé et la vie des personnes.

Bruxelles a proposé, mercredi, de muscler les instruments évaluant l’impact du climat sur l’économie, l’environnement et la santé. L’Union européenne (UE) table en effet, sur la réduction les émissions de CO2, mais aussi de s’adapter au changement climatique déjà en cours. Frans Timmermans, vice-président de l’exécutif européen en charge du Pacte vert de l’UE a justement affirmé, qu’il «n’existe pas de vaccin contre la crise climatique, mais nous pouvons nous préparer pour faire face à ses effets inéluctables». Ainsi, la commission européenne propose une stratégie visant à évaluer les risques futurs «en se fondant sur des outils d’évaluation améliorés», puisque les pertes économiques liées aux phénomènes climatiques extrêmes dépassent 12 milliards d’euros par an dans l’ensemble de l’UE.


De ce fait, la plateforme européenne de connaissances sur l’adaptation au climat (Climate-ADAPT) sera élargie afin d’obtenir des données plus nombreuses, notamment sur les coûts sociaux-économiques du changement climatique.

Par ailleurs, il est également question de créer un «observatoire spécialisé» pour analyser les risques sur la santé et la vie des personnes. La Commission entend s’appuyer sur ces perspectives pour «renforcer» la préparation aux effets du réchauffement climatique. Si la Commission n’a dévoilé aucune mesure contraignante, les Etats membres de l’UE pourraient être encouragés à utiliser des fonds européens non seulement pour réduire leur bilan carbone, mais aussi pour se préparer à mieux résister aux effets climatiques extrêmes. Il a été assuré que la Commission se penchera «dans les prochains mois» sur les systèmes fiscaux des Vingt-Sept et le secteur des assurances, pour examiner comment ceux-ci réagiraient aux futurs dommages climatiques. Justement, le challenge est énorme: avec un réchauffement de 3°C par rapport à l’âge pré-industriel, les pertes indues pour l’économie de l’UE pourraient atteindre «au moins» 170 milliards d’euros par an, selon des estimations décrites comme «prudentes» par la Commission.

Sanae Raqui / Les Inspirations Éco

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