Monde

Chèque énergie : l’élargissement des bénéficiaires à l’étude en France

Bruno Le Maire, ministre français de l’Économie et des finances, entend élargir le nombre de bénéficiaires du chèque énergie. La question devrait être largement débattue au Parlement français lors des discussions sur le budget.

Voici une mesure qui pourrait être appliquée au Maroc dans le contexte actuel de la montée de l’inflation suite à la hausse des prix du pétrole, notamment. Le gouvernement français envisage, en effet, l’élargissement du nombre de bénéficiaires du chèque énergie. Ce dispositif devrait être au centre des débat du Parlement français, lors de la présentation du projet de budget pour 2023.
Cette aide, destinée à atténuer le choc de l’inflation énergétique pour les ménages les plus modestes, est perçue actuellement par «six millions de personnes», selon Bruno Le Maire, ministre français de l’Économie et des finances qui rappelle que son montant atteint en moyenne 150 euros. Les députés français devront donc décider s’il faut aller au-delà. Une chose est certaine, le gouvernement assure que «tous les Français continueraient à bénéficier en 2023 d’une forme atténuée de bouclier tarifaire sur les prix du gaz et de l’électricité».
Et pour cause, le n°2 du gouvernement soutient qu’«il y aura une augmentation, pour tout le monde, du prix du gaz et de l’électricité, début 2023», mais précise qu’elle «sera la plus contenue possible, dans la mesure de ce que nous permettent les finances publiques». Il faut dire que, depuis l’automne 2021, le «bouclier tarifaire» et les remises gouvernementales sur le prix du carburant ont coûté 24 milliards d’euros, selon le ministère de tutelle. Sans cette aide, Le Maire prétend que «la facture d’électricité augmenterait, en janvier 2023, de 120 euros par mois et la facture de gaz de 180 euros».
Par ailleurs, le ministre s’est prononcé sur «la possible contribution des opérateurs énergétiques qui feraient des bénéfices indus du fait de l’inflation des prix de l’énergie, martelant que cette proposition, portée par la France et l’Allemagne, n’était ni le statu quo, ni une taxe exceptionnelle». L’objectif, selon lui, est de «mettre en place un mécanisme européen d’ajustement du marché».
Et de détailler, «on dit aux énergéticiens : investissez dans le renouvelable, construisez des panneaux solaires, des champs éoliens offshore, on vous garantit le prix, vous ne perdrez pas d’argent. Mais si les prix explosent, qu’ils font des milliards d’euros de bénéfices, ils nous rendent le trop-perçu». Le Maire assure que cela existe déjà en France et les entreprises énergétiques concernées devraient verser huit milliards d’euros en 2022 dans le cadre de ce mécanisme national».

 

Sami Nemli / Les Inspirations ÉCO

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