Culture

Oasis Festival 2018. Promesses tenues !

La quatrième édition de l’Oasis Festival, organisée du 14 au 16 septembre à Marrakech, a offert un menu de choix aux amateurs de musique électronique. Les meilleurs DJ du monde étaient ainsi au rendez-vous.

Dans la cadre idyllique de l’hôtel Fellah, l’Oasis Festival a ouvert ses portes au monde entier lors de sa quatrième édition, offrant une programmation triée sur le volet. Trois scènes, des musiciens qui partagent leur univers de 16h au petit matin, des festivaliers qui déambulent dans les couloirs selon les humeurs et les envies. Un festival qui a réussi à s’imposer après trois éditions seulement. Et ce weekend prouve que le festival a tout d’un grand.


Belle présence féminine
Les femmes DJ ont la cote à Marrakech. En dehors des têtes d’affiche annoncées, à l’image des Américaines Avalon Emerson et The Black Madonna, ou encore la Fleur, Paula Temple, Peggy Gou, Jessy Lanza pour ce citer qu’elles, deux Djettes d’horizons différents ont su séduire par deux styles aussi éloignés qu’épurés. L’Anglaise Jane Fitz a séduit la scène Mirage ce vendredi soir avec une musique inclassable. C’est ce qui fait d’elle une musicienne aussi «universelle»: à chacun de ses déplacements dans le monde, les festivaliers ou clubbers sont envoûtéspar cette énergie mystérieuse. Celle qui a 20 ans de carrière derrière elle propose un univers Deep House/Acid qui peut évoluer vers du Psychédélique Techno Trance. Le tout, avec beaucoup de grâce et d’aisance. Face à elle, Powder, Djette japonaise. Discrète, le sourire timide, elle a livré un set efficace et percutant.

Héros marocains
L’Oasis, c’est un festival international certes. Mais il s’agit surtout d’un festival marocain. Bassam, Lasriz, Unes, Daox, Fassi ont fait le bonheur de cette édition. Mais ce samedi en fin d’après-midi, le brillant Khalil Belamallem, alias Kali G, avait rendez-vous avec le coucher du soleil. Celui qui commence son set devant peu de monde se retrouve, quelques minutes plus tard, à envoûter une foule attirée par sa musique ensorcelante. En effet, le DJ originaire de Rabat, Barcelonais de cœur, aime mélanger les sons folk à d’autres électriques. Gnaoua, youyous, chanson arabe… tout y est. Le DJ ne se prive de rien et le public en redemande. Un DJ qui aurait mérité une scène plus grande et une tranche horaire plus favorable. Quelques heures plus tard, l’un des DJ les plus talentueux de sa génération, travailleur acharné, comptait secouer la scène principale. Amine Akesbi, alias Amine K ses acolytes Alex Niggemann , et Dénis Horvat en B2B, allait offrir un des meilleurs moments du festival. En parfaite harmonie, les trois musiciens se sont succédé afin d’offrir un concert passionné à un public en délire.

Monstres sacrés
Les temps forts de ce samedi soir restent les concerts de deux grands noms de la musique électronique, Stephan Bodzin et Carl Cox. Le premier est allemand et aime communier avec le public. Le second est britannique et a une incroyable maîtrise des platines, sorte de prolongement de son propre corps. Le DJ allemand offre un concert plein de sincérité et de générosité. Connu pour avoir commencé en tant que DJ plutôt orienté studio, il s’avère incroyable en live. Il joue avec le public, anticipe ce qu’il veut tout en jouant sur un son minimaliste, sublimant une Techno progressive voire Neotrance. Il sera suivi de celui qui a été élu meilleur DJ du monde par DJ Mag: le grand Carl Cox, riche d’une maîtrise du corps et de l’espace. Il clôture ce deuxième jour de festival avec un set qui durera plus de 3 heures, très Techno Trance, histoire de finir en beauté.

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